Orne (61) Silly-en-Gouffern |
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Serment d'une Sage Femme |
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AD 61 État civil (1552 - 1902)
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Située près d'Argentan, la ville de Silly-en-Gouffern s'étend sur 3 983 hectares dont près de 80 % de forêt. La plus grande partie de son territoire est occupée par la forêt de Gouffern. On trouve à Silly-en-Gouffern des traces très anciennes de peuplement, comme le menhir appelé « la Pierre levée », datant du Néolithique[3]. Des vestiges antiques furent également trouvés, notamment plusieyrs camps romains. Il y fut découvert, dans l'un, un trésor d'au moins 5000 médailles romaines pesant 36 livres. Par ailleurs, une fontaine, appelée « fontaine de dévotion Saint-Laurent », porte l'inscription : « poste d'eau » construit au-dessus et dans la substruction d'une très ancienne fontaine publique dont les restes ont été découverts et restaurés en 1897, faisait partie d'une station romaine, celle de Silius. De tout temps, la forêt de Gouffern a été divisée en deux parties : la Grande Gouffern au nord et la Petite Gouffern au sud. La révolution de 1789 fait perdre trace de la forêt de Gouffern pendant près d'un demi siècle Entre 1850 et le début du XXe siècle, la forêt de Petite Gouffern est successivement morcelée par échanges, héritages ou ventes accompagnés d'exploitations abusives provoquant un émoi considérable dans la région. Afin d'éviter une exploitation à blanc, l'État rachète la forêt de Petite Gouffern en 1935. La forêt de Grande Gouffern est quant à elle acquise en 1924 mais face à un incendie dévastateur, suivi d'une pullulation de lapins et de la Seconde Guerre mondiale, la majorité de sa surface est plantée de résineux. |
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Le menhir dit « la Pierre levée » du Néolithique, classé Monument historique On trouve en lisière de forêt de petite Gouffern, un menhir monolithe de grès rougeâtre d'une hauteur de 5,4 mètres datant d'environ 5000 ans. Des sondages autour du monolithe au cours du XIXe siècle auraient révélé une quantité considérable de crânes de loups à son pied. Les blocs de grès se trouvant à cet endroit seraient les restes d'un dolmen imposant érigé près de la Pierre Levée. Légende : Au temps du folklore en Basse-Normandie, aussi bien qu'en Bretagne, en Écosse ou en Irlande, on croyait que les fées enlevaient les enfants des mortels. La légende veut que les trous situés au |
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sommet dumenhir soient les empreintes de doigts de fées d'où l'autre nom "Pierre levée des fées de Gouffern". L'abbaye de Silly-en-Gouffern, fondée vers 1150 par les "Prémontrés" était au Moyen Âge une importante abbaye normande. Tombée aux mains des Anglais, Silly-en-Gouffern fut reprise par les Français en mai-août 1364. Elle fut en grande partie détruite à la Révolution. Située entre les deux parties actuelles de la forêt de Gouffern, par un gentilhomme angevin au service de l' impératrice Mathilde, |
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le chevalier Drogon, « qui s'y fit chanoine et y mourut ». Elle est mentionnée dans de nombreuses chartes des XIIe et XIIIe siècles, dans lesquelles elle est appelée abbaye de Sainte-Marie de Gouffer (ou Gouffern). Elle fut très |
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richement dotée par l'impératice Mathilde, puis par son fils Henri II et son petit-fils Richard Cœur de Lion, et ensuite par Philippe le Bel, roi de France.. L'abbaye de Silly dépendait de l'évêché de Séez, et c'est d'ailleurs là que se fit enterrer, en 1228, l'évêque de Séez Gervais Ier de Chichester, également abbé-général des Prémontrés. Au cours de la guerre de Cent Ans, l'abbaye fut détruite par les anglais. Elle fut reconstruite à partir de 1386. En 1630, les religieux embrassèrent la réforme de l'ordre des Prémontrés, dite aussi « Réforme de Lorraine » ou de « l'antique rigueur L'abbaye fut en grande partie détruite à la Révolution. Reconstruite sur un plan réduit après 1806.L'église abbatiale Notre-Dame, avec nef servant d'église paroissiale Saint-Laurent, avait été décrite en 1701 : construite en carreau de Fel, Plusieurs évêques de Séez et plusieurs princes de sang furent enterrés à l'abbaye de Silly |
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Église Saint-Laurent du XIXe siècle. Un maitre-autel et trois retables sont classés à titre d'objets Construite au 19ème siècle. Certains éléments du bâtiment, entre autres ses trois retables se trouvent dans la |
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liste des objets historiques. Trois châteaux s’élèvent dans la commune, entre autres celui du Cottage dont les travaux d’édification se déroulaient au 19ème siècle. |
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Château de Silly, XVIIIe siècle. Dans une forêt normande aux mille légendes s'étend un parc de 80 hectares, véritable réserve naturelle, agrémenté d'un étang de pêche et d'une clairière où se dresse cette demeure augeronne à colombages, bordée d'une vaste terrasse. Ancien relais de chasse érigé aux XVIIIe et XIXe siècles Château de la Vente, XVIIIe siècle. (rien que la photo) Château du Cottage, XIXe siècle. |
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Le joli petit châleau d'Argentelles, bâti en pierres el carreau de Fel, est flanqué à ses angles de quatre tours rondes, dont une porte le nom de Mare coulisse En 1899 ont été découverts des sarcophages provenant très certainement des carrières de Fel, près Chambois, ils sont en calcaire oolithique En 1894: Il est à proximilé du chemin rural tendant du bourg Saint-Léonard à Villebadin, non loin du grand chemin royal d'Exmes à l'entrée de la porte principale romane, ouvrant à l'Ouest, existent encore la cure baptismale et son support, en carreau de Fel, rongés par les intempéries des saisons, puis un peu en arriére le bénitier octogonal assez bien conservé |
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Ces "Carreaux de Fel" m'ont donné bien du fil à retordre et sans les personnes cités en haut de cet article, je ne crois pas que je serais parvenue à les identifier. Ce que je vous présente est le travaiul de travail de Daniel Judel et autres qui ont réussi à les situer et à m'envoyer de la documentation. | |||||||||||
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Ces carrières se trouvent au sud est de Trun / Chambois sur la route du Bourg-Saint-Léonard, derrière le centre de traitement des déchets ménagers et à proximité du château d'eau. Les anciennes carrières du Cotil Vert permettent d'observer la formation du Calcaire de Fel, d'âge Bathonien supérieur, le Calcaire de Fel, ancien sable calcaire coquillier grossier, à lamellibranches et bryozoaires, utilisé comme pierre de taille. Ces anciennes carrières abandonnées et envahies par la végétation possèdent des fronts de taille dangereux, d'une hauteur de 15 m environ. Plusieurs carrières du site du Cotil Vert sont occupées par des ruches et des dépôts d'ordures. Le Calcaire de Fel a été intensément exploité après-guerre comme pierre de taille pour les besoins de la reconstruction dans la région de Chambois. |
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Suivant l'ordre et le pouvoir qui ma esté donné par monseigneur |
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