Orne (61)

Lonlay

 

      Dans la charte de fondation, Guillaume et sa femme donnent: le monastère, la dîme de tous les revenus du château, des moulins et de la châtellenie de Domfront, les forêts d'Andaines et de Dieufit, les églises et dîmes de: Domfront, La Haute-Chapelle, Condé-sur-Noireau, Saint-Pierre-du-Regard, Beaumesnil (aujourd'hui sur Saint-Gervais-du-Perron, dans le canton de Sées). Les vassaux de Guillaume apportent l'église Notre-Dame d'Alençon et celle d'Essay. Dès sa fondation, l'abbaye Notre-Dame de Lonlay est richement dotée et complète l'organisation de la région en lui apportant un foyer de civilisation, de travail et de vie religieuse[1].

     Très vite Lonlay devient une baronnie, recueille les dîmes de Cerisy-Belle-Étoile, Berjou, Saint-Bomer, Fougerolles, Chérencé-le-Roussel, Vassy, Geneslay, Aunay (près du Mesle-sur-Sarthe), Saint-Mars-d'Égrenne, Mantilly, Saint-Georges-de-Rouelley, Juvigny, Forges (près d'Alençon), la Fontaine-Ozanne à Champsecret et les dîmes de plus de vingt autres paroisses.  

 L'abbaye de Lonlay fut fondée vers 1020 par Guillaume Ier de Bellême dans la vallée de l'Égrenne, sur une presqu'île protégée par des coteaux. Il fit appel aux moines de abbaye de Fleury à Saint-Benoit-sur-Loire menés par leur abbé Gauzlin, fils naturel présumé d'Hugues Capet et obtint le moine Guillaume, sous la direction duquel l'abbaye fut batie.

        Malheureusement, les règles originelles (de saint Benoît) sont de moins en moins appliquées au fil des siècles, la communauté se défait peu à peu, le relâchement des mœurs et le goût du lucre vont de pair et quand l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses sont prononcées à la Révolution (décret du

 13 février 1790), que l'on procède à la vente des bâtiments et des terres     et que l'on brûle les titres de l'abbaye, on a plus le sentiment d'assister à une brutale remise en ordre politique et fiscale, et à un changement de propriétaires qu'à une entreprise sacrilège.Même si on n'hésite pas à faire cantonner la troupe dans le presbytère et les édifices religieux, à rafler les cloches, les effets et l'argenterie des églises et à les porter au district et à dégrader les lieux à tel point qu'en 1845 les travaux entrepris à l'église abbatiale seront considérables. Lonlay sera constitué en baronnie, relevant directement du roi et les revenus de l'abbaye atteindront environ quarante mille francs. Outre les pouvoirs attachés à leurs titres de barons, les abbés favorisent l'industrie et le commerce (sur lesquels ils perçoivent des taxes) dans la cité, l'établissement des foires et des   marchés, la création d'écoles, la pratique de la charité 

 

Lonlay, érigé en chef-lieu de canton en 1790, apparaît, à la fin du XIXe siècle, avec ses deux belles places, son bureau de poste, son télégraphe et ses réverbères et surtout ses activités facilitées par des voies de communication améliorées, comme un centre important Eglise Notre Dame XVIème, ancienne abbatiale, fondée au début du XIème, par Guillaume de Bellême. Logis abbatial XVIIIème.  Pressoir XIXème. Sarcophage creusé dans un rocher au lieu dit Thomassière.  Située à la limite des départements de la Manche et de l'Orne, la

PFosse-Arthour doit sa renommée à son caractère sauvage et à la beauté de son site. Il se présente comme une gorge profonde de 70 m. creusée dans une barre rocheuse.Elle possède la baronnie de Beaumesnil, les fiefs de Ventes, Chesné, rovigny,

 Méhérend, trois prieurés dans le diocèse du Mans, deux dans celui de Séez et trois en Angleterre[2].   Au fond, coule la Sonce.
    Ce site a suscité un certain nombre de légendes dont la plus connue se rapporte au Roi Arthur, roi légendaire du Pays de Galles (VIe siècle après J.C.). La légende rapporte que le Roi Arthur et son épouse s'étaient établis chacun dans une grotte située de part et d'autre de la rivière. Le roi n'était autorisé à rejoindre son épouse qu'après le coucher du soleil. Un jour, il enfreignit cet ordre avant le soir. Un gouffre se creusa dans le torrent où le roi disparu et où la reine, désespérée, se précipita.

Le même jour et an que dessus a été inhumé en la

chapelle Saint Michèle le corps de Gilles Binard fils de

 

Laurent Binard originaire de Ger egt valet

de Charles le Coq meusnier au moulin de la porte lequel

Binard avoir été tué et écrasé sous la meule du moulin le

jour précédent et lad inhumation faitte en conséquence de la

main levée accordée par les Messrs gens de justice de Dompfront

fait en présence de Mtres Julien Pottier, jacques

Chedeville

prètres et autres témoins soussignés

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