Orne (61) Alençon Saint-Léonard |
Le
quartier Saint-Léonard est le berceau de la ville qui deviendra une
place fortifiée à la frontière sud du duché de Normandie. Ce statut lui
vaudra une histoire parfois mouvementée. L'un des plus vieux quartiers d'Alençon, où subsistent encore de belles bâtisses anciennes : autour de l'église Saint-Léonard, en fait constituée |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
![]() |
de deux édifices (l'oratoire Saint-Martin sert de
base à la tour du clocher), un dédale de petites rues où on découvre en
levant les yeux fenêtres anciennes, balcons, sculptures, où on s'attarde
devant une belle façade ou un escalier à vis en poussant une porte
cochère. Ne ratez pas la Maison à l'Étal, du XVe siècle, ou le carrefour
des Étaux, joliment restauré. l'importance d'Alençon dans le royaume de France. « La ville était puissante. Si le fils aîné du roi était appelé le Dauphin, on nommait le cadet Alençon. » Thierry me parle d'Henry IV, petit-fils de la reine Margot, et le rôle de notre cité dans les religions |
|
![]() |
![]() |
![]() |
catholique et protestante.Le quartier Saint-Léonard regorge de
merveilles. À l'affût, je repère les différentes époques
de construction des maisons. Un petit tour dans la cour Jacques-Hébert
me plonge en plein Moyen Âge. Une découverte ! J'avoue n'avoir jamais
osé m'y aventurer, pensant le passage privé. Vous y admirerez aussi de magnifiques balcons ouvragésCe vieux quartier avec ses vieilles ruelles et ses maisons de granit |
|
|
![]() |
![]() |
![]() |
Le quartier Saint-Léonard vit le jour, mais aussi la nuit. Même si le bar des Etaux place des etaux le Bar à papa et depuis peu le Cercle drainent une foule de clients. Parmi les anciens, il restera la boutique Virginie, pour la décoration, mais aussi le boucher Hubert Nugues, présent sur site depuis... 1969. « Le quartier a été plus animé qu'aujourd'hui, il y a une dizaine d'années, mais j'aime bien ma |
boutique,
j'aime bien mon métier », confie-t-il Depuis
quelques années, Saint-Léonard se rajeunit. Bon nombre de commerçants
ont baissé le rideau pour cause de retraite. Leurs devantures ont
ensuite connu un coup de peinture. Franck a repris à l'automne un salon
de coiffure pour homme, qu'il voudrait bien féminiser davantage. Ici, on
dirait un petit village. » Sur l'étal des gâteaux, une spécialité locale
: le pavé Saint-Léonard, pâte feuilletée et mélange exotique
Porte de la Normandie ouverte sur les Pays de Loire, ancienne cité des Ducs célèbre pour sa dentelle unique au monde, la commune d’Alençon, située dans le département de l’Orne, recèle un patrimoine culturel et architectural exceptionnel hérité de son histoire et des grandes figures qui l’ont animée. |
![]() |
Au XVe,
Alençon doit beaucoup à l’action, à la fois politique et spirituelle de
Marguerite de Lorraine, veuve du duc d’Alençon. Au XVIe siècle, la ville
est rattachée au domaine royal. Marguerite d’Angoulême, sœur de François
Ier, épouse le duc Charles IV en 1509. Elle s’installe dans le château
d’Alençon et tient une cour exceptionnelle où brillent les plus grands
esprits du moment. Première ville acquise aux idées calvinistes, Alençon devient un foyer de la Réforme. En 1665, Colbert fonde à Alençon la manufacture royale de Dentelles dont celle du très célèbre Point d’Alençon. Alençon employa à l’apogée de son art plus de huit mille dentellières. |
Abjuration L’an mil sept cent cinquante le dixième jour d’avril en Présence des tesmoins soussignés et de Monsieur le curé Le sieur Jean Boulay marchand fabriquant de « bougrans » (Sorte de toile forte et gommée dont les tailleurs se servent pour mettre dans quelques parties d’un habit, entre la doublure et l’étoffe, afin de les tenir plus fermes.) De la paroisse notre dame d’alençon residant dans le district De cette église de Saint Léonard, diocèse de Sées âgé de Cinquante trois ans ou environ ayant reconnu que Hors l’église romaine il n’y a point de salut de Sa bonne volonté et sans aucune contrainte a fait Profession publique de la foy chatolique apostolique Et romaine et agjuré l’hérésie de Calvin entre les Mains de Michel Poupar prêtre supérieur des nouveaux Catolique de laquelle il luy a donné l’absolution Publiquement en vertu du pouvoir que notre seigneur Evesque luy a donné pour cette effet en datte du Trente un de mars dernier en foy de quoy le présent acte A été signé (sur tout le reste de la page ce ne sont que les signatures des tesmoins de cette abjuration) |
![]() |
![]() |
Lettre du père à son fils traduction de la
lettre allemande J’ai reçu votre lettre le 20 du mois d’aoust dernier avec Une grande joie, par laquelle j’ai appris que vous jouissez D’une bonne santé : a l’égard de moi je me porte bien ; je Vous apprend avec bien de la douleur que votre mere est morte Je pense bien que vous êtes autant sensible que moi a cette Mort ; mais tout ce qui est au pouvoir de Dieu nous devons nous Y soumettre avec résignation ; Vous saurez aussi que Dieu A disposé d’un de vos frères et que votre sœur est mariée Avec Antoine Schlick, je suis dans une vraie inquiétude A ce qu’est devenu votre autre frère il y a si longtemps qu’il est ……. Et qu’il n’a pas donné de ses nouvelles que j’en suis Véritablement soucieux Vous me marquez dans votre lettre que vous êtes dasn les Sentiments de vous marier et vous me demandez a ce sujet Mon consentement ; je vous le donne par la présente lettre De tout mon cœur, pourvu que ce soit un mariage selon Dieu Que la fille que vous avez en vue soit honnête fille et de Famille honnête ; vous avez assez d’esprit et de jugement Pour faire un choix selon Dieu et avec une personne qui vous fasse honneur et a nous pareillement |
Le jeudi quinze
Augustin Oberhosse, tambour au régiment Volontaires étrangers fils de Paul et de defunte Madeleine Hézine ses père Et mere originaire de Coblence electorat de Trève d’une part et Françoise Beaudoin fille majeure de défunts Ceneri et Jeanne Hy……… Aussi ses père, et mere originaire de la paroisse de Saint-denis ….. Sarthon et résidente sous le district de cette église depuis plusieurs Années d’autre part ont recu la bénédiction etc……. |
![]() |
![]() |
Enterrement du curé
Philippe Héron 81 ans Rien dans l’acte par lui-même mais dans la marge : ….theau ecclesiastique constaté pour l’église ………irréprochable Scavoir son chant La musique Confession et d’une Grande humilité |
Passé par les armes Lundy douze mars 1764 acte inhume dans le Cimetière de cette église par nous prêtre vicaire Soussigné le corps de Jean Lemay de Fertous ayant Eté passé par sous les armes et fils de Joseph Lemay Et de Catherine Bury natif de campagnard Province de Bretagne âgé de vingt huit ans Ayant reçu la bénédiction générale des confesseurs Jurés que sont Louis Dufaillet et Charles Nicolas Cheneret tesmoins qui ont signé |
![]() |
retour accueil | ||
Retour à Orne | ||
page précédente | page 42 | page suivante |