Orne (61)

Saint-Bomier

     Saint-Bômer-les-Forges est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 1 033 habitants
     La commune de Saint-Bômer-les-Forges possède deux dolmens, l'un est situé au village du Creux et le second dans les bois de la Maigraire.
     http://shenandoahdavis.canalblog.com/archives/2014/10/10/30742711.html   

Certaines de ces hotos sont tirées de :
Par Margerie jean claude — Travail personnel, CC BY-SA 4.0, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=46540219 
Église dédiée à saint Bômer.
Un site mégalithique
classé aux Monuments historiques : l
es dolmens du Creux et de la Mégraire.

     Dans l'architecture néolithique, un mégalithe
(grec megas (μέγας), « grand », et lithos (λίθος), « pierre ») est un monument constitué d’une ou plusieurs pierres de grandes dimensions, érigées (ou l
evées) par les hommes, sans l’aide de mortier ou de ciment pour fixer la structure. les plus anciens correspondant au Mésolithique, au Néolithique, au Chalcolithique ou même à l'âge du bronze, suivant les régions
     Pour certains chercheurs, il existe au Néolithique à côté de ces mégalithes, leurs équivalents en bois appelés, faute de terme créé pour les désigner, dolmens et menhirs en bois
     La légende de saint Bômer présente plusieurs traits communs avec celle de Baudemagu roi de Gorre, chevalier de la Table Ronde au Royaume de Gorre, gardien des marches.
     Le manoir de la Bérardière, situé sur le territoire de la commune de Saint-Bômer-les-Forges, dans l’Orne, sur la route de Tinchebray à Domfront est un manoir de la fin du XVIIe siècle (1695), construit, à l’emplacement de constructions antérieures, probablement une ferme fortifiée remontant au haut Moyen-Age, pour Jacques de Roussel, propriétaire agricole, avocat au Parlement de Rouen et lieutenant criminel à Domfront, avec un bâtiment principal, une cour d’honneur et deux pavillons d’entrée.
     Le bâtiment central, rectangulaire, est construit en granit1 On peut voir un portrait de Jean-Henry Roussel de la Bérardière, On remarque aussi des tapisseries des Gobelins des XVIe siècle, XVIIe siècle, et XVIIIe siècle et un portrait de Pierre-Augustin Caron de Beaumarchais, ancêtre des propriétaires actuels5.
     Un jardin à la française,
Manoir de la Bérardière
     En 1461, l'arrière-fief de la Bérardière entra dans la famille Roussel par le mariage de Jehan Roussel, et sa femme Perrette Fourré.
Les Roussel étaient des propriétaires normands issus d'une importante bourgeoisie rurale propre au pays Domfrontais En 1695 ou 1697, Jacques de Roussel, avocat, lieutenant en l'élection de Domfront18, fit
construire le manoir tel qu’on le connaît aujourd’hui.Sous la Révolution, la Bérardière joua un rôle dans la chouannerie normande. Le général de brigade Guidal, qui commandait le département de l'Orne, y rencontra le baron de Commarque, colonel de la division de Flers(1799-1800) dans l'Armée catholique et royale de Normandie,
     En 1801, Jean-Henry Roussel de la Bérardière meurt, sans postérité, à la Bérardière.
     Le 12 messidor an IV, Jeanne Françoise Rose, épouse à Caen Julien Anne François Bidard de la Thérière et hérite du manoir. Sur l'acte de mariage, Jean-Henry de Roussel reconnait Jeanne Françoise Rose comme étant sa fille naturelle
     Lors de la deuxième guerre mondiale, le château ne fut pas réquisitionné par l'occupant nazi. Il fut mis à disposition en juin 1944 pour servir d'hôpital suite aux importants bombardements alliés sur Flers ayant notamment détruit le quartier de la gare incluant l'hôpital de la ville
     Sa chapelle conserve le casque d'un soldat américain mort au combat.
     Le manoir est inscrit aux Monuments historiques par arrêté du 3 mai 1974 et le parc par arrêté du 15 novembre 1995
Manoir de Montpatry. (je n'ai rien trouvé sur ce dernier)
Manoir de la Maigraire
Château datant de 1860 entouré de 20 hectares de parc et de bois. Au cœur du bocage ornais sans nuisances.Le charme du passé avec le confort actuel. Très beaux matériaux d'origine :granite, boiseries , cheminées ,superbe mobilier d'époque,
Pas d’histoire a revoir
Manoir de la Nocherie
 (où l'on raconte que Guillaume Talvas de Bellême
aurait massacré toute une partie de sa famille).Guillaume II Talvas a dirigé la terre de Bellême après l’assassinat par vengeance de son frère Robert Ier de Bellême par Gauthier de Sordains. Robert avait fait pendre le père et les frères de Gauthier après leur capture dans une bataille. Sa réputation était celle d’un homme cruel, impie et tyrannique qui n’avait d’humain que la face : « pire que ses frères en tout, sa cruauté s’est épanouie jusqu’à ce jour parmi ses descendants », « ours en cruauté mais timide comme un lièvre ». D’après le chroniqueur de l’époque Guillaume de Jumièges, Guillaume Talvas, mécontent de sa première épouse, la fit étrangler par deux brigands sur le chemin de l’église en présence de tout le peuple.
     Il se remaria bientôt avec Haberge de Beaumont, fille de Raoul V de Beaumont, vicomte du Maine. ayant invité Guillaume Giroie, envers lequel il avait de grandes obligations pour l’avoir secouru en plusieurs circonstances, il le reçut et le traita avec bienveillance plusieurs jours avant de le faire arrêter secrètement. Avant de partir pour une partie de chasse, il donne l’ordre de lui crever les yeux, couper le nez et les oreilles et l’émasculer devant    
     le peuple d’Alençon qui a été rassemblé. Indignés par cet acte, les frères de Guillaume Giroie, Raoul dit le Mal Couronné, Robert, et leurs alliés s’en vengèrent en ravageant, pillant et incendiant ses terres puis en assiégeant son château en le défiant de sortir et de se battre.

     C’est son propre fils, Arnulphe, qui, s’étant disputé avec lui, le fit jeter dehors, le condamnant à une vie d’errance et d’exil. il fut étranglé dans son sommeil au manoir de la Nocherie à Saint-Bômer-les-Forges
Château de Jumilly.
     Le fief noble de Jumilly, dont le siège était situé près de la route de Flers à Domfront, était, au XVIIème siècle, le plus important de Saint-Bômer. L'on y voyait le château entouré de douves et d'étangs, avec une chapelle, au frontispice de laquelle paraissaient les armes et écussons des seigneurs du lieu. En 1854, si l'enceinte était encore entière, il n'y avait plus en revanche que la base des tours presque arasées, des pans de murs d'un donjon en ruines.
 Une ferme était établie au milieu de ces débris, environnés de toutes parts     
  d'arbres touffus.  
 Une double enceinte encore tracée, et plutôt d'ornement que de défense, des décombres d'écurie, de remises, de chapelle un étang, de larges douves, voilà ce que l'on observe avant d'arriver à l'emplacement où s'élevait le château lui-même. Il était flanqué de quatre tours de 40 pieds d'élévation à peu près, au centre desquelles la riche façade se présentait, ornée d'élégants bas-reliefs des plus beaux temps de la Renaissance. Les constructions, quoique finement travaillées, étaient en granit,.
     Là, demeurait, il y a bien longtemps, un opulent seigneur, un comte renommé. Ce n'était dans son château que fêtes de tous genres, tournois, jeux et festins. Les jeunes chevaliers du pays aimaient à s'y donner rendez-vous, et bien des larmes auraient coulé sur les joues des jeunes filles, si les châtelaines, leurs mères, leur avaient défendu d'aller voir et se faire voir aux réunions du château..
     Un jour pourtant, à cette table si joyeuse, les conversations rieuses et légères firent place à une vive discussion ; la colère enflammait la voix du maître, et il s'oublia jusqu'à prononcer impunément : "Que le diable m'emporte", avait-il osé dire. Un silence de mort succéda sur-le-champ aux gais propos des convives.
      Les dernières lueurs du jour venaient de s'éteindre, quand on entendit dans tout le pays un bruit étrange ; il semblait sortir de terre et partir du tertre voisin ; Il en sortit du feu et de la fumée ; mais ces flammes s'éteignirent tout à coup et du gouffre béant s'élancèrent quatre chevaux blancs, emportant dans leur course rapide un carrosse étincelant. Ils se dirigèrent vers le château et ne s'arrêtèrent que dans la cour d'honneur ; du char descendit alors un beau gentilhomme tout habillé d'or. Il demanda le seigneur du lieu. Celui-ci quitta sa compagnie, mais ce fut pour toujours. A peine eut-il pris place auprès du gentilhomme inconnu, dans le superbe carrosse, que les chevaux reprirent leur élan. Le tertre s'entr'ouvrit de nouveau pour les laisser passer et se referma sur eux pour toujours. Le diable avait entendu le souhait du comte en colère ; il venait d'emporter sa victime.
     Nul ne sait ce que devinrent les convives ; La légende ne le dit pas. Mais le riant château fut abandonné et devint avec le temps une triste ruine.
     On raconte qu'un jour une brebis blanche qui passait aux environs, s'aventura dans le vieux château ; elle était toute noire à son retour et sa laine grillée portait l'empreinte d'une main de feu. C'était la main du diable.
     D'ailleurs le vieux château est maintenant tout à lui. Les cris qu'on y entend la nuit sont ceux des victimes qu'il y tourmente ; les plaintes sont celles de l'ancien seigneur qui gémit sur son serment, et qui demande en vain un peu de pitié au maître cruel qui l'emporta.
     Non, vous dira le paysan, ces bruits que vous entendez, ce ne sont pas les cris des oiseaux de nuit, mais bien les accents des morts. N'allez pas croire que ce bruit sec soit le choc des arbres qu'agite la tempête, c'est le rire strident du diable
     Suivant une autre version, Alexandre de l a Rivière, seigneur de Jumilly se troiuvant en mauvaises affaires, aurait fait simuler ses funérailles en 1729 pour échapper aux poursuites de ses créanciers. Peu après le bruit s’étant répandu que la biere ne renfermait que du bois et des caillopux le peuple crédule se dit que le diable avait emporté le corps du défunt.
     Ce qui est certain c’est que l’abbé Corbière, ancien curé reçut un jour d’Amérique, une lettre signée De La Rivière, s’enquerant du domaine de Jumilly, mais rien ne prouve que le souscripteur descendait de l’ancien seigneur.
AD 61 ; Saint-Bômer-les-Forges ; 1615-1699 ; B.M.S. ; 3NUMECRP369/EDPT61_9
Le 10? Jour de novembre audit an [1625]
fut Inhumé le corps de Andre ballon
paroissien de lonlay lequel fut tué d'un coup
de cousteau au lieu de Sain bosmer et
fut apres confesse par m[onsieu]r René
fournai Vicaire dudit lieu & et fut
mis en la terre benitte au Simetiere
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AD 61 ; Saint-Bômer-les-Forges ; 1615-1699 ; B.M.S. ; 3NUMECRP369/EDPT61_9
Le Six [06/1630] fut Inhumé le corps de
d[é]f[un]te Louise maunoury dans Les cimetiere
Laquelle se noya dans un douet a cause
[qu']elle tomba de mal caduc
16/248
un douet = un puits ou un lavoir
mal caduc = haut mal ou épilepsie

AD 61 ; Saint-Bômer-les-Forges ; 1630-1674 ; B.M.S. ; 3NUMECRP369/EDPT61_11vue : 76/299

Le traizeieme hour & vingntieme Jour de Juillet
Lan mil Six Cent quarante huit Se gaugni
le Jubille du S[ain]t pere pape Junocum a cause
des miseres & Calamités du pouvre peuple
qui estois acable a cause des tailles qui estoient
racuillis par des partissant & ordonn[an]ts estre assistes
par des Intendans mais dieu ayan pitie de
Son pouvre peuple dans le temps dud[it] Jubille
furent modere et les artissans & Intendans casses
& anules
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