Orne (61)

Mortagne

Mortagne
Mortagne, ville et château sur Montagne
Ancienne capitale du Perche (province), le centre de la région économique.
Placée sur une hauteur aride, Mortagne manque cruellement d'eau et que le transport d'eau donne lieu à une bonne spéculation.
12 juillet 1593, le fort de Mortagne bâti en 1411 par Jean I, comte d Alençon, fut attaqué par Desmoutis de La Morandière que le vicomte de Tavannes commandant alors pour la Ligue en Normandie avait nommé lieutenant du baron de Médavy.
L’affaire des incendiaires de Mortagne a marqué l’immédiat après-guerre.
Porte Saint-Denis des XII, XIII, XV et XVIII° siècle partiellement inscrite au titre des monuments historiques, pour ses façades et toitures ainsi que deux pièces du premier étage
pour leurs décors, depuis 1975. Dernier vestige du fort Toussaint, la façade nord, vers l'ancienne ville fortifiée, est modifiée au XVII° siècle, par l'adjonction d'une galerie Renaissance sur les niveaux 1 et 2.
Collégiale de Toussaint
La collégiale de Toussaint, comprenant le lieu de culte, la crypte Saint-André et la maison du doyen de Toussaint, a été construite à l'emplacement de l'ancien fort de Toussaint, à l'intérieur de la première enceinte (dont il reste encore quelques vestiges, comme la porte Saint-Denis).
Après sa destruction, lors de la Révolution française, le site devient le tribunal d'instance. Fermé en 2010, les bâtiments ont été concédés par le conseil général de l'Orne à la commune de Mortagne.
L'église collégiale et royale de Toussaint
Elle a été fondée, le 30 novembre 1203, par Mathilde, comtesse du Perche, nièce du roi d'Angleterre, en mémoire de son époux décédé, Geoffroy, comte du Perche.
La collégiale a été vendue le 30 avril 1792 par le district au citoyen Érambert, L'ancien lieu de culte fut revendu en 1793 à Vaudron et Vaudoré(menuisier) pour servir de carrière de pierres. Le 1er juin 1793, un accident mortel surviendra lors de sa démolition.
Cette modeste collégiale, au chapitre composé de 11 chanoines, entretenait un petit corps de musique qui reste encore mal connu. Trois enfants de chœur y sont attestés en 1790 : qui reçoivent chacun 15 livres par quartier, soit 60 livres / an.
Chaque trimestre, d'une écriture aisée et rapide, Le dernier reçu retrouvé date du 1eroctobre 1790. On ne sait pas (encore) qui était le maître de musique de ces trois garçons
La collégiale de Toussaint sera administrée par un collège de chanoine aidé de chapelains et de clercs. Des donations vont favoriser les travaux rapides de l’église et conforteront son fonctionnement.
Mahaut de Bavière, comtesse du Perche, à l’origine de la construction de la Collégiale de Toussaint après la mort de son mari, Geoffroy, était de noble et puissant lignage. Son mari Geoffroy est envoyé par Philippe Auguste auprès de Richard Cœur de Lion, roi d’Angleterre, pour préparer la 3e croisade. Richard propose alors à Geoffroy sa nièce, Mahaut, en mariage. Ils se marient en 1189. Richard est fait prisonnier par les Autrichiens et Henri VI, le successeur de Frédéric Barberousse en profite pour prendre les terres de Richard…
Geoffroy est désigné pour conduire la 4e croisade, mais il meurt à Soissons
A Mortagne, Mahaut va répondre à la demande des habitants de construire une 
église,qu’elle dédiera à tous les saints. C’est le temps où le culte des morts est mis en valeur par l’Eglise, ainsi que celui des saints - lesquels deviennent des intercesseurs entre la terre et le ciel.
Quel avenir pour Mahaut ? Le Moyen Age ne laisse pas les veuves trop longtemps en méditation car une nouvelle alliance est toujours à craindre si elle n’est pas bien orientée ! Mahaut épousera en secondes noces Enguerrand III de Coucy bâtisseur
de l’imposant château de Coucy.
Elle meurt dès 1209.La crypte Saint-André est le seul vestige de l'ancienne église collégiale et royale de Toussaint. La crypte est dédiée à saint André, car tous les revenus de la foire de Saint-André (fêté le 30 novembre) sont affectés à la construction du lieu

. Le 24 juillet 1473, Marie D'Armagnac (duchesse d'Alençon et comtesse du Perche) décède à Mortagne. Elle est inhumée en l'église de Toussaint, et très probablement dans la crypte Saint-André, cependant, il ne reste rien d'un quelconque tombeau depuis les destructions, qui ont lieu lors de la période révolutionnaire.
Maison dite du Doyen Toussaint
Construction symbole de la puissance et de la richesse de la collégiale de Toussaint, du quatrième quart du xve siècle, partiellement inscrite au titre des monuments historiques depuis 1975. Le dernier Doyen de Toussaint est l'abbé de Bonvoust, cadet d'une famille de noblesse authentique.
Cette demeure a été édifiée dans le dernier quart du XVe siècle pour le Doyen de la Collégiale. Couverte partiellement d’un crêpi,.
La construction s’appuie au nord sur une des tours d’angle de l’enceinte fortifiée de la ville. La tourelle octogonale abrite un escalier. La façade a subi de nombreux remaniements comme en témoignent les fenêtres.
Au milieu du XXe siècle le mur qui entourait cette demeure a été supprimé.

De michel Meriel
une note du 31-3-1752, assez intéressante, relative à une sanction
prise par un prêtre de Mortagne qui n'aurait pas accepté le
 "nouveau rituel"




le samedy 31 du mois de mars 1753 a été
Signifié une lettre de cachet à mr Frémont pretre
Docteur de Sorbonne, curé de Notre Dame de
Mortagne qui relègue ce pieux scavant et
Irrépréhensible pasteur au séminaire de Séez
Pour n’avoir pas accepté le nouveau rituel dans lequel
On anéanti le droit des curés. C’est ainsi qu’en sapant
Cette coomne, le prélat espere renverser le batiment
Et établir son système de l’obéissance aveugle
Après quinze mois de captivité dans ce lieu où on lui a
Refusé pendant tous ce temps, la consolation de voir
Aucun de ses amis il a été& relégué à Argentan,où
Il y a grande apparence qu’il consommera son
Martyre. Il y est mort.
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