Saône-et-Loire (71)

Montbellet

Les Loups

Voici un nouvel acte sur la Saône et Loire. Celui-ci m'a été communiqué par une amie de ce département.

C'est en accord avec les AD de ce département que je peux vous en faire profiter toutes et tous ; qu'elles trouvent ici tous mes remerciements. Vous trouverez par ailleurs les référence de cet acte, telles qu'elles m'ont été prodiguées.

Avant que vous ne puissiez partager cette lecture, voici un résumé de ce qu'est cette commune de Montbellet, un petit peu de son histoire et ses principaux monuments.

 

L’existence de Montbellet est attestée dès 850.

Montbellet en Maconnais  seigneurie qui dépendait de la commanderie de Chalon par succession des templiers ayant eu une maison en ce lieu, laquelle est citée et indiquée plusieurs fois dans leur procès en 1309, ainsi : «  Domus ordinis vocata Montebeleti Matisconensis diocesis » (une belle propriété était attachée à sa chapelle qu’on nommait Ste Catherine de Murcey »

(sources  César Lavirotte dans mémoire statistique sur les Etablissements des templiers et hospitalliers de Saint-Jean de Jérusalem en Bourgogne).

L’église paroissiale faisait partie, à l'origine, d’un prieuré bénédictin dédié à Saint Oyen d’Izernore l’un des premiers curés de l’abbaye de Saint-Claude.

Dépendant de l'abbaye de Saint Claude dans le Jura et qui avait pour annexe la chapelle de Saint Oyen, saint jurassien.

Château de Mirande

L’histoire architecturale du château : porterie datant du XVIe ou XVIIe siècle, pigeonnier du XVIe - XVIIIe siècle, aile nord du XVIIIe siècle, les communs des XVIIIe et XXe siècles, aile sud du XVIIIe et XXe siècle, la demeure principale du début XIXe siècle.
En 1560, le petit fief "Mirande" est tenu par Pierre Bedel, mais à la même époque, Pierre Puget est également seigneur de Mirande. Entre 1621 et 1625, Jean de Buisson est seigneur. Vers 1690, Jacques Bordet, avocat en Parlement détient la seigneurie. Il fut suivi par ses enfants. Au XVIIIe siècle Mirande est acquise par les seigneurs  de Senozan. En 1763 le château appartient à M. Protat, conseiller général, sous-préfet de Rethel et secrétaire de l’Ardèche et du Maine et Loire. Du fief de Mirande, à cette époque, il ne subsiste qu’une tour. La gracieuse habitation actuelle est édifiée au milieu d’un beau parc de verdure. En 1789, lors des insurrections révolutionnaires.

Le château de Mercey

xve siècle : le château, cité pour la première fois et qui relève de la baronnie de Montbellet, appartient à la famille de Saint-André voir : Les familles nobles du Forez au XIIIe siècle: essais de ...  books.google.fr/books?isbn=285145021

À partir du xvie siècle :le domaine échoit à François Bureteau, échevin de Tournus par mariage, la propriété passe à Pierre Chesnard, grenetier au grenier à sel de Mâcon

La petite-fille du précédent porte le domaine à Émilian Noly, trésorier des États du Mâconnais 1808 : la famille Noly vend le bien au général d'Empire - baron Charles-Étienne Legrand de Mercey (1755-1828).

Incendié par les autrichioens en 1814,  La famille Legrand de Mercey est toujours résidente du château..

Chapelle ste catherine   http://www.insolite-asso.fr/spip.php?article68

Dédiée à Sainte-Catherine, la chapelle reste inchangée, comme elle était au Moyen Age.

La commanderie du Temple Sainte-Catherine de Montbellet est située sur la commune du même nom, près du hameau de Mercey. Elle est avec celle de Bellecroix (ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem), l’une des mieux conservées de Saône-et-Loire.

Cette préceptorie du Temple paraît remonter à la fin du XIIIe siècle. Elle possédait un assez vaste territoire sur lequel elle exerçait le droit de justice et percevait en même temps un cens en argent ou en nature (froment, avoine, cire, etc.). 

Au XVIIIe siècle, il existait encore dans les archives du Temple de Chalon, "un gros sac dans lequel étoient, tant les titres de la fondation de la chapelle de Montbellet, qu’autres concernant ladite chapelle". Malheureusement ces documents ont disparu et il est vraisemblable que nous ne connaîtrons jamais les origines et le nom du fondateur du Temple Sainte-Catherine.

Terrier de 1709 : Les bâtiments de la commanderie sont situés au sud-est de la chapelle. Ils se composent d’un grand enclos entouré de murailles.

Visite de 1662 : Cet enclos s’ouvre sur le dehors par une porte cochère en pierre de taille et par une autre plus petite qui lui est accolée, toutes deux garnies de leurs "ventillons" et "verrouillets". On entre alors dans une basse cour de cent dix-sept pieds de long sur cent six pieds de large. Puis, par une grande porte de pierre de taille, sur laquelle sont figurées les armes de la "Religion de Saint-Jean-de-Jérusalem", on accède à une autre cour où se trouvent le donjon, un four, une petite grange, une étable à vaches, une bergerie et une écurie de chevaux. Une porte secrète permet de sortir de cette cour et de gagner la rue tandis qu’un couloir conduit aux prisons et aux chambres.

Des panonceaux, fixés sur le corps du logis, reproduisent les armes peintes de l’Ordre de Saint-Jean et du commandeur en exercice.

Cette commanderie fut fort bien administrée par les Hospitaliers. D’ailleurs elle avait le privilège d’abriter quelquefois pendant l’été le Commandeur de la baillie de Chalon. C’est ainsi que René de Cherisey, au milieu du XVIIIe siècle, habitait Chalon l’hiver et Montbellet l’été.

Vendu comme bien national, l’enclos du Temple fut l’objet de démolitions et de modifications qui lui ont enlevé tout cachet ancien. Seule la chapelle est restée intacte.

Ces biens furent vendus à la Révolution en 1798, mais en 1794 les habitants fatigués de l’absence de tout culte y chantèrent les vêpres »sous le citoyen en Moreau et Ave : l’agrément de Laurencin, officier municipal » qui furent dénoncés, arrêtés, enfermés aux Ursulines pour être finalement relâchés.

Le Temple Sainte-Catherine n'est cité, à notre connaissance, par aucun titre antérieur au XIVe siècle, alors que nous avons des actes mentionnant le temple de Rougepont, dès le début du XIIIe siècle. Le temple de Rougepont était une annexe de celui de Montbellet au moment de la réunion des biens des Templiers à ceux des Chevaliers de Saint-Jean en 1313, mais en 1255 il ne relevait que du Temple de l'Aumusse près de Mâcon.
Pour toutes ces raisons nous estimons que la fondation du Temple Sainte-Catherine est contemporaine de la construction de son église, c'est-à-dire de la fin du XIIIe siècle.
En ce qui concerne les fondateurs,faut-il les rechercher dans la puissante famille de Montbellet ? 
Faut-il les trouver parmi les seigneurs de Grenod qui avaient une chapelle privée dans l'église même du Temple ?. A l'appui de la première rappelons en revanche que Frère Jean de Montbellet, commandeur de Launay (Launay, commune de Saint-Martin-sur-Oreuse (89), diocèse d'Autun, figura aux Procès des Templiers (1310-1313).
C'est dans cette période, qui va de la fondation du Temple de Montbellet à la suppression de l'Ordre (1310-1314), que la Commanderie de Sainte-Catherine fut à son apogée.

Je n'ai rien trouvé concernant le Château de Valbreuse pas plus que sur la chapelle ste Marie !!!!!

Le temple

 

 

A travers la lecture d'une lettre d'un adjoint au maire au préfet, partez sur les traces du loup en Saône-et-Loire. Les contes et comptines évoquant le "grand méchant loup" vous reviendrons certainement en mémoire.

Pour aller plus loin :
- autres archives sur le loup voir série M, registres paroissiaux, presse...
- resituer ce texte par rapport aux découvertes de Pasteur.

 

Lettre de l'adjoint au maire de Montbellet au préfet (ADSL, M 106 bis)
Transcription conforme à l'original 

 

Saint Oyen le 17 février 1827
L'adjoint à la mairie de Montbellet
A monsieur Le préfet du département de Saône et Loire

Monsieur
j'ai l'honneur de vous exposé que le huit septembre 1826 et arrivé sur le territoire de la commune une louve enragé, que j'ai fait chassée et tué ; mai par malheur ce terrible annimal avez dejat exercé ses ravage sur les commun du village de Farge et de nunizie et montbellet. u beouf et perie de la rage, deux vaches sont peries a farges. deux autres vaches sont perie à uchizie. deux autres vaches sont perie à montbellet donte une à mon grangé. Toutes ses vcaches sont perie enragée mai ce n'est pas la le moindre des malheurs de ce terrible annimal. C'est un nommée nuzillat cantonnier sur la route royal à Saint-Oyen qui fut mordu au bras le huit septembre 1826 jour de la notre dame.   en travaillant sur la route entre la limite d'uchizie et celle de montbellet. la louve poursuivait un enfant et ce malheureux voulu défandre l'enfant et il fut victime lui mëme. car l'animal lui fit cinq dant au gras de l'avant bras gauche de six à huit ligne de profondeur et que monsieur jullard avait bien coterisé et bien soigné avec le vitriol et l'alcoly volatie malgré toutes ses précaution ce malheureux vien de prendre l'a rage aujourd'huit. Ce malheureux ma
fait apellez deux fois pour que j'ordonne a monsieur à monsieur jullard son chirurgien medecin de le faire mourit et l'ors que je lui est dit que dieu ne permetait pas qu'on fit perir les hommes, il c'est résigné a dire qu'il souffrirat tant que dieu le voudrait en me recomandant bien de le faire attachée pour qu'il ne puis point faire de mal.

en me recomandant sa femme et ses pauvres enfant c'est un pauvre malheureux qui est perie dans le plus cruelle accée de rage, l'accé à commancé la samedy à midy et il à durée jusqu'à sept heur du soire, heur à laquelle ce malheureux et décedé, il laissé une femme et cinq enfant donte trois son tous petit et rien pour subsisté cétait la journée de ce pauvre malheureux qui donne du pain a sept perssonnes n'ayant pas mëme de qoi faire faire un sercoueuille j'ai été force de

par humanitée de faire faire un cercoeuil qui à couté huit franc tans le bois que la fasson. je vien monsieur vous prier s'il avez prossibilitée de lui faire avoire qu'el que chose pour nourrire ses pauvre enfant je croi qu on ne peut pas faire la charité plus à propot, et sis ont pouvez öbtenir qu'el que chose de l'administration des pon et chossé comme il étoït attaché à l'administration comme cantonnier cela seroit un grand service à rentre a cette malheureuse famille
veuillez recevevoir l'assurance de ma plus parfaite consideration
votre très humble et très obéissant serviteur
.... l'adjoint

                       
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