Saône-et-Loire (71)

Change

Un anniversaire
le 9 décembre 1905 date de promulgation de la loi de séparation des Églises et de l'État, fondant les principes de la laïcité.

Ce qui nous vaut à nouzautres généalogistes amateurs de retrouver dans les archives des inventaires des "biens" de l'église

 
Voir les AD en ligne " La loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905 prévoit la disparition de ces établissements publics, etl'affectation de leurs biens à des associations cultuelles. Pour préparer cette dévolution, des inventaires étaient donc nécessaires. A la charge de l'administration des Domaines, ils ont eu lieu en 1906 sur l'ensemble du territoire. "
https://www.archives71.fr/arkotheque/consult_fonds/index.php?ref_fonds=32


Avant 1789, la religion catholique est religion d’État en France. Cette situation est remise en cause par la Révolution : les congrégations sont supprimées, les biens du clergé mis à la disposition de la Nation et les frais liés à l’exercice du culte pris en charge par l’État. Après dix ans de rapports difficiles, Bonaparte négocie avec le pape Pie VII le concordat de 1801. Les biens mobiliers et immobiliers utilisés pour le culte sont gérés par des établissements publics : fabriques (chargées d’administrer les paroisses), menses épiscopales ou curiales (destinées à assurer les dépenses personnelles et pastorales de l'évêque ou du curé), séminaires...
La loi de séparation des Églises et de l'État du 9 décembre 1905 prévoit la disparition de ces établissements publics, et l'affectation de leurs biens à des associations cultuelles. Pour préparer cette dévolution, des inventaires étaient donc nécessaires. A la charge de l'administration des Domaines, ils ont eu lieu en 1906 sur l'ensemble du territoire.
Attention : ces inventaires sont indicatifs. Ils peuvent être sujets à caution, qu'ils soient incomplets ou mal renseignés.
Paroisse de Change
https://www.archives71.fr/arkotheque/consult_fonds/fonds_seriel_resu_rech.php?ref_fonds=32

ça ne s'est pas passé tout seul....je vois pour ma commune natale de Change
" L'an mil neuf cent six, le mercredi 13 mars à une heure du soir, en présence de Monsieur Meunier, desservant de la paroisse de Change et de M Lavirotte président du conseil de fabrique, lesquels bien que présents à l'inventaire ont refusé d'y participer..
En préambule: "Avant l'ouverture des opérations, Monsieur le curé de Change nous a lu une protestation qui nous a été remise et que nous avons annexée au présent inventaire..."
un peu plus loin "Sur notre réquisition demandant l'ouverture du tabernacle, le curé s'y est refusé et a déclaré qu'il était vide"
et à la fin de la liste "Nous avons ensuite voulu procéder garnissant la sacristie, nous avons demandé l'ouverture de cette pièce, mais le curé et les membres du conseil de fabrique présents se sont refusées à cette formalité en refusant formellement d'ouvrir cette pièce ou d'en remettre mes clés, nous n'avons pu en conséquence continer notre tâche et nous avons interrompu notre inventaire à 3 heures du soir et nous avons signé avec Monsieur Motot maire de la commune, Monsier le curé et Monsieur Lavirotte Vivant requis de signer s'y sont refusés"
Un inventaire complémentaire du 20 mars suivant concernant la sacristie a été effectué !! "Aucun représentant de la fabrique n'a assisté à l'opération"
Chaanges (1250) ; Changes (1283/84) ; Cheanges (1285) ; Change (1343) ; Chainges (1391) ; Changey (1400) ; Changes soubz Noulay (1450) ; Change près Paris l'Hôpital (1535) ; Change proche Nolay (1663) ; Change-près-Nolay (1783) ; Change (1790).
Change dépendait autrefois de Nolay. C'est seulement en 1730 qu'une paroisse y fut créée, les habitants s'engageant à continuer d'assurer en partie les réparations de l'église de Nolay. Le 5 septembre 1731, le vicaire général d'Autun autorisait dans la nouvelle chapelle « les bénédictions et l'exposition du Saint-Sacrement aux jours désignés, à la charge de tenir l'autel décent, avec 6 cierges pour le moins, et à la condition qu'es dits jours il n'y aura ni fêtes baladoires ni jeux publics »1.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début du siècle suivant, il y eut une activité d'extraction de minerai de fer (par puits de mine) sur le territoire de la commune, en rapport avec la société Schneider pour ses usines du Creusot2. Les ruines des bâtiments des puits Saint-Charles et Saint-Pierre subsistent au début du XXIe siècle3.
• Moulin à eau. • Église Saint-Roch (XIXe).
L'abbé Gaspard Taupenot, curé de Change à compter de 1785, qui fut guillotiné comme prêtre réfractaire le 25 ventôse an II (14 mars 1794) à Dijon11. Une plaque commémorative se trouve dans l'église

 

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