Avant 1789, la religion catholique est religion d’État en
France. Cette situation est remise en cause par la Révolution :
les congrégations sont supprimées, les biens du clergé
mis à la disposition de la Nation et les frais liés à
l’exercice du culte pris en charge par l’État. Après
dix ans de rapports difficiles, Bonaparte négocie avec le pape
Pie VII le concordat de 1801. Les biens mobiliers et immobiliers utilisés
pour le culte sont gérés par des établissements publics
: fabriques (chargées d’administrer les paroisses), menses
épiscopales ou curiales (destinées à assurer les
dépenses personnelles et pastorales de l'évêque ou
du curé), séminaires...
La loi de séparation des Églises et de l'État du
9 décembre 1905 prévoit la disparition de ces établissements
publics, et l'affectation de leurs biens à des associations cultuelles.
Pour préparer cette dévolution, des inventaires étaient
donc nécessaires. A la charge de l'administration des Domaines,
ils ont eu lieu en 1906 sur l'ensemble du territoire.
Attention : ces inventaires sont indicatifs. Ils peuvent être sujets
à caution, qu'ils soient incomplets ou mal renseignés.
Paroisse de Change
https://www.archives71.fr/arkotheque/consult_fonds/fonds_seriel_resu_rech.php?ref_fonds=32
ça ne s'est pas passé tout seul....je vois pour ma commune
natale de Change
" L'an mil neuf cent six, le mercredi 13 mars à une heure
du soir, en présence de Monsieur Meunier, desservant de la paroisse
de Change et de M Lavirotte président du conseil de fabrique, lesquels
bien que présents à l'inventaire ont refusé d'y participer..
En préambule: "Avant l'ouverture des opérations, Monsieur
le curé de Change nous a lu une protestation qui nous a été
remise et que nous avons annexée au présent inventaire..."
un peu plus loin "Sur notre réquisition demandant l'ouverture
du tabernacle, le curé s'y est refusé et a déclaré
qu'il était vide"
et à la fin de la liste "Nous avons ensuite voulu procéder
garnissant la sacristie, nous avons demandé l'ouverture de cette
pièce, mais le curé et les membres du conseil de fabrique
présents se sont refusées à cette formalité
en refusant formellement d'ouvrir cette pièce ou d'en remettre
mes clés, nous n'avons pu en conséquence continer notre
tâche et nous avons interrompu notre inventaire à 3 heures
du soir et nous avons signé avec Monsieur Motot maire de la commune,
Monsier le curé et Monsieur Lavirotte Vivant requis de signer s'y
sont refusés"
Un inventaire complémentaire du 20 mars suivant concernant la sacristie
a été effectué !! "Aucun représentant
de la fabrique n'a assisté à l'opération"
Chaanges (1250) ; Changes (1283/84) ; Cheanges (1285) ; Change (1343)
; Chainges (1391) ; Changey (1400) ; Changes soubz Noulay (1450) ; Change
près Paris l'Hôpital (1535) ; Change proche Nolay (1663)
; Change-près-Nolay (1783) ; Change (1790).
Change dépendait autrefois de Nolay. C'est seulement en 1730 qu'une
paroisse y fut créée, les habitants s'engageant à
continuer d'assurer en partie les réparations de l'église
de Nolay. Le 5 septembre 1731, le vicaire général d'Autun
autorisait dans la nouvelle chapelle « les bénédictions
et l'exposition du Saint-Sacrement aux jours désignés, à
la charge de tenir l'autel décent, avec 6 cierges pour le moins,
et à la condition qu'es dits jours il n'y aura ni fêtes baladoires
ni jeux publics »1.
Dans la seconde moitié du XIXe siècle et au début
du siècle suivant, il y eut une activité d'extraction de
minerai de fer (par puits de mine) sur le territoire de la commune, en
rapport avec la société Schneider pour ses usines du Creusot2.
Les ruines des bâtiments des puits Saint-Charles et Saint-Pierre
subsistent au début du XXIe siècle3.
• Moulin à eau. • Église Saint-Roch (XIXe).
L'abbé Gaspard Taupenot, curé de Change à compter
de 1785, qui fut guillotiné comme prêtre réfractaire
le 25 ventôse an II (14 mars 1794) à Dijon11. Une plaque
commémorative se trouve dans l'église
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