Manche  50
Barenton

Barenton 1733 page 215 une histoire de domestique qui a bu....

De Jean pierre Enault

        Barenton est majoritairement dans le bassin de la Sélune, fleuve côtier, qui délimite le territoire au sud. Plusieurs de ses premiers affluents de rive droite parcourent le territoire communal dont le ruisseau de Chenilly qui marque la limite à l'ouest et le ruisseau du Moulin Richard qui contourne le bourg par le nord. Une frange nord, paradoxalement, correspondant à la zone couverte par la forêt de la Lande Pourrie, est dans le bassin de la Loire par son sous-affluent la Sonce qui rejoint l'Égrenne à Rouellé.
       Jean de Tréhal, écuyer, seigneur de Laventure, et ses frères, vendirent Barenton aux trois frères Juhé, par contrat passé à Rennes, le 13 août 1478, moyennant le prix de 1 460 livres tournois. Jean semble avoir hérité de ses deux frères qui étaient chanoines, et tenu seul la Filolaye, pour laquelle il fut, en 1500, puis 1501, dans la nécessité de contraindre Florentin Girard, seigneur de la deuxième moitié de Barenton, à remettre ses titres pour les soumissions deson fief.        

        L'année suivante, en 1502, il eut un procès avec le même seigneur pour le paiement de 8 livres de rente, dues au premier fief de Barenton comme récompense du patronage de l'église, abandonné par lui.
         Les armoiries de Juhé figuraient encore à la vitre du principal autel de cette même église. Elles étaient d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois étoiles de même posées 2 et 15.
        Vers la fin du xixe siècle, la famille Parey possédait une bonne partie du bourg et notamment beaucoup de

fermes.           
       Entre le 11 avril 1941 et le 8 octobre 1942, l'un des quarante camps français d'internement pour Tziganes est implantée surle territoire de la commune6. Fait oublié, il est remis en lumière par le MRAP qui milite à partir de 1997, pour l'installation d'une stèle commémorative sur une partie du terrain, achetée par l'association en décembre 2002.

Soutenu financièrement par le conseil régional de Basse-Normandie et le conseil général de la Manche, le projet s'est heurté au refus de la municipalité. La stèle sera finalement inaugurée le 11 octobre 2008, à proximité de la limite avec Saint-Clément-Rancoudray.

Transcription de l’ acte

Devant nousNicolas Dubailleul escuyer

seigneur et patron de St cyr dudit Ailleul 

conseiller du roy lieutenant general civil

 et criminel au bailli age d’environ ………………

de Nicolas Lucque et Pierre Gauquelin conseiller

avocat et procureur ……… audit village

le vingt six juillet 1733

S’est présenté Me Nicolas Ledauge pbre vicaire

De la paroisse de Barenton lequel nous a

Attesté et certfié que hier au soir sur les

Neuf à dix heures du soir Francois Langloise

Domestique du sieur curé de Barenton abbé

de Durcet après avoir « beu » ( bu) aurait dit

quil alloit soccuper des chevaux   teil

autres domestiques luy ayant reparty qu’il

allait se coucher, neanmoins ledit

Langlois alla  à lecurie et peu de temps après

On l’entendit plaindre ce qui fist que la

nommée Gilette servante dudit sieur abbé

et Me Jullien Laumondaire ? pbre et autre vicaire 

dudit abbé entrerent dans ladite ecurie

et trouverent ledit Langlois sous les pieds

des chevaux qui l’auroient

blessé à la teste et au bras et apres

avoir été leve Langlois revint dans son

lit ordinaire  l’on « creut » (cru)  que cet accident

ne seroit pas de conséquence cependant ledit

Langlois a été trouvé mort ce matin lorsque

Est allé pour le voir et a ledit sr Bougé

Signé après lecture approuvé neufs mots etc…..

Plus bas

Eu égard du comportement du

Procureur Duroz nous avons permis

De faire inhumer le corps dudit Langlois

En ce lieu saint  les ceremonies de leglise

Actolique apostolique et romaine deument

observées  comme faisant ledit Langlois

profession  de la religion catolique

et fait son devoir a la pasque dernière

ce quil a signe avec nous.

On trouve dans le registre de Barenton un courrier du curé de sainte Eulalie d'Embarès, diocèse de Bordeaux, signalant au curé de Barenton la noyade dans un fossé d'un natif de cette paroisse.
Cette paroisse est déjà mise donc pas d’historique et pas de photos

1776-1782 (5 Mi 1968) - Archives de la Manche 
Extrait du registre des actes de B.MS.
de l’église paroissialle sainte Eulalie d’Embarès entre deux
mers diocèse de Bordeaux en gironde



L’an 1780 le second de novembre
A été trouvé mort et noyé sur ma paroisse dans un fossé
Des possessions de Messire de Sans un nommé Denis Letenier
Graçon natif de Barenton diocèse d’Avranche en Basse Norm ndie
Comme en fait foy le procès verbal qui a été dressé par Mr le juge
Et qui est resté en nos mains et vu les signes de catholicité
Qui luy ont été trouvées a été enseveli dans le cietière avec
Les cérémonies ordinaires en présence de etc. Etc.
Collationné à l’original et bexpédié par nous soussigné à Ste
Eulalie d’Embarès le 15-11-1780


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