Nièvre (58)

Bouhy
1808

     Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, les Gallo-Romains ont occupé la crête de Bouhy. Vers 1850, des bracelets gaulois, divers objets romains, des pièces et des médailles de la fin du IIIe siècle ont été trouvés dans un tumulus découvert près du hameau de "La Forêt". Lors du creusement de fondations dans le centre du bourg en 1853, une tombe a fortuitement été mise à jour ; elle contenait les ossements de trois personnes et portait des inscriptions latines qui permirent d'établir que les matériaux employés à sa construction provenaient  d'autels  votifs consacrés  au

  dieu Mars.      

      L'inscription "à Mars Bolvinnus..." a donné lieu à de savantes polémiques. Certains archéologues ont vu là l'origine du nom de Bouhy, d'autres en restèrent à Baugiacus qui existait depuis le début de l'ère chrétienne, et qui devint Boiacum. "

  Les vestiges de cette époque sont si nombreux dans la région de Bouhy que l'abbé Meyniel écrivait en 1850 dans le registre paroissial : "On ne peut pas faire un pas à Bouhy sans rencontrer quelque chose qui rappelle le séjour des Romains : cippes, médailles, pièces... ". Parlant de ces pièces, il disait : "Il n'est pas rare de voir les fidèles déposer comme offrande pendant le saint sacrifice, un Claude, une Julie...

Moulin Blot

Situé à la sortie de Bouhy sur la RD 957 en direction d’Entrains sur Nohain, ce moulin à vent, datant du 19e siècle avec sa toiture conique et pivotante à 360°, fut utilisé jusqu’au début du 20e siècle. Dressé au bord de la route, le Moulin Blot était sérieusement endommagé : il ne restait de celui-ci que sa tour cylindrique très abîmée, le toit, les ailes et le mécanisme ayant disparu, quand il devint propriété communale en 2001.

Les renseignements qui suivent proviennent des sites suivants que vous pouvez consulter pour avoir plus de renseignements.http://www.cg58.fr/la-nievre/curiosites-nivernaises/traditions-et-savoir-faire/le-moulin-blot-a-bouhy.html/  

    http://bouhy.pagesperso-orange.fr/groupederubrique/index.htm/

 

Saint Pèlerin

     Evêque missionnaire, saint Pèlerin avait été envoyé de Rome, en 258 par le Pape Sixte II pour évangéliser le centre de la Gaule. D'Auxerre, où il jeta les fondements d'une chrétienté, il se rendit à Entrains, qu'il dut fuir devant l'hostilité des païens pour s'aller se cacher à Bouhy, près d'une source qui depuis porte son nom. Là, les soldats romains de Valérien l'arrêtèrent et l'emprisonnèrent près de Cosme, à l'endroit où fut édifiée la chapelle Sainte-Anne. Condamné à la peine capitale, il fut exécuté le 16 mai 259 et enterré à l'emplacement de l'actuelle église.

 

La fontaine Saint Pèlerin

      les légendes du serpent

      Des vestiges découverts aux abords immédiats de la fontaine témoignent que le site était déjà fréquenté pendant l'Antiquité. Ceux d'un aqueduc mis à jour au XIXe siècle donnent à penser que la source devait être captée pour alimenter en eau potable les lieux habités voisins.   

  Ce n'est qu'après la mort de saint Pèlerin, selon la tradition,    que le site a acquis son caractère sacré. Sa réputation de saint-guérisseur s'est perpétuée, et pendant des siècles les fidèles l'ont notamment invoqué contre la folie furieuse, les maladies purulentes de la peau et, bien évidemment, les morsures des bêtes venimeuses.

      Parmi toutes les légendes héritées du culte païen attachées à saint Pèlerin où il est question d'un serpent, deux d'entre elles méritent d'être rappelées.

   Lorsque saint Pèlerin fut trouvé  assis au bord de la fontaine, un païen le fouetta pour le forcer à se lever.

    Son fouet se changea en serpent qui alla se cacher dans l'eau.     Depuis lors, chaque année, le 16 mai au lever du jour, on peut voir un serpent se mouvoir au milieu de l'eau. Dans cette autre légende, le serpent joue un rôle maléfique. Dissimulé dans un aulne creux, saint Pèlerin fut trahi par un serpent qui, caché dans l'arbre, tira sa robe rouge, dévoilant ainsi sa cachette aux Romains. Maudissant le serpent, il le chassa à jamais, et s'adressant à l'arbre, il lui dit "aulne, tu ne repousseras plus sur le territoire de Bouhy !" Ainsi n'a-t-on jamais plus rencontré de serpents venimeux à Bouhy et aucun aulne n'a repoussé.

La chapelle Sainte Anne

     Isolée dans un charmant décor champêtre à deux kilomètres du bourg, près du hameau de Cosme, la chapelle Sainte-Anne ne présente pas d'intérêt architectural ou artistique majeur. C'est à sa simplicité agreste en parfaite harmonie avec son cadre bucolique qu'elle doit son ineffable dimension émotionnelle et spirituelle.        

La date de sa construction reste incertaine, mais on a la certitude qu'elle fut restaurée au XVIIe siècle.  Elle attire de nombreux fidèles lors de la fête de sa sainte Patronne, le 26 juillet. Lorsque le temps est favorable, la messe est célébrée en plein air et la fête profane qui la suit a de tous temps été l'une des plus appréciées dans la région.

Le calvaire

    Ancien monument dédié à la Vierge Dominant le village et

 offrant du haut de sa tour accessible par un escalier intérieur un extraordinaire point de vue panoramique, le calvaire

monumental de la route de Ravière a été élevé en place d'une

statue de la Vierge érigée en 1912. Construit en 1932, sa dégradation par les intempéries a nécessité une totale réfection en 1955.

Les croix

Comme en atteste le nombre de croix, exceptionnel dans la région, qui parsèment son territoire, Bouhy s'est tout au  long de son histoire distingué

 des villages alentours par la ferveur de ses habitants. Dans le bourg, à proximité des hameaux, à la croisée des chemins, en tout on en compte une quarantaine, entières ou plus ou moins ruinées.

Certaines remontent à plusieurs siècles, ainsi la croix en pierre au pied du château d'eau portant la date de 1699.   

     Toutefois, la plupart sont relativement récentes, de la seconde moitié du XIXe siècle notamment, dressées en place de plus anciennes, délabrées par les intempéries ou volontairement détruites sous la Révolution.  

     Il y a quelques décennies encore, les croix étaient l'objet d'un pieux respect

et de la vénération des paroissiens, qui jamais ne fussent passés devant l'une d'elles sans se signer. Etapes processionnelles de recueillement, elles étaient dévotement décorées à l'occasion de certaines
 

        fêtes, immanquablement le dimanche des Rameaux et pour « Pâques fleuries ». voir tous les petits monticules qui sont des emplacements de croix

L'acte ci dessus n'a d'insolite que les explications concernant les circonstances quant au décès de l'homme .

Le vingt et un décembre de mil huit cent huit Louis Guymard 72 ans est sorti de chez lui vers 16 heures pour aller acheter du tabac à 1/4 de lieue de chez lui.

     Sachant son âge et la neige qui tombait la commerçante voulu l'héberger mais c'est têtu un vieillard et il a repris la route. Malheureusement il n'est jamais arrivé. Le lendemain, ses voisins s'inquiètent de son non retour et viennent au village, le lendemain,  voir si quelqu'un l'a vu.  Il a bien croisé un passant sans s'arrêter mais on ne l'a plus revu. Ses voisins ont suivi son parcours après avoir découvert l'empreinte de ses c=sabots dans la neige ainsi que celle de son bâton. Parti vers 10 heures du matin, c'est vers les 15 heures qu'ils ont découvert son corps, mort. Suit la position de son corps ainsi que la description vestimentaire.

     Un sabot à ses pieds l'autre plus loin et plein de neige, son bâton à coté de lui. Il regardait le ciel, son chapeau sur sa tête, habillé d'une veste, culotte et guêtres. Les deux mains et les pieds sur la neige.

      Ils ont aussi remarqué que ses yeux étaient tirés de sa tête et qu'il y avait un trou dans la joue gauche si important qu'on voyait sa mâchoire inférieure. un trou dans la main droite et la gauche rougie.

      Le mort a été transporté chez lui où un inventaire un peu plus précis de sa tenue a été pratiquée. Il avait ses paquets de tabac dans sa poche et trois livres tournois.

       Après avoir bien examiné le cadavre il est probable que ce sont les corbeaux qui ont commencé à décortiquer le mort. Des fientes d'oiseaux ont même été trouvées sur lui et dans ses vêtements. Aucune autres plaies, fractures, contusions ou autres n'ont été trouvées. Il est mort de vieillesse et de froid, et tout ça pour aller chercher du tabac, par un jopur il n'aurait pas dû sortir. Pensez que même le juge n'a pû faire les quelques "myriametres" tellement le temps l'empêchait et ce vieux lui a trouvé le moyen de sortir. Procès verbal a été dressé.

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