Orne (61)

La Chapelle D'andaine (la Chapelle Moche)

  Je remercie Monsieur Olivier Jeannot qui m'a autorisé à publier, sur mon site, quelques actes relevés par lui et surtout tout transcrits

   Ce bourg fut un centre d'extraction d'argile pour la fabrication de briques et de poterie[1].

En 1159, Guillaume de Passavant, évêque du Mans, confirme les droits des moines de Lonlay à percevoir des dîmes de l’église Sainte-Marie des Châtaigniers et de ses dépendances, construite entre Juvigny et Haleine, lesquels droits leurs avaient été accordés en 1017 par une charte de Guillaume Talvas, seigneur de Domfront.

    En mars 1271, on trouve pour la première fois la dénomination « Chapelle Moche » dans une bulle du pape Grégoire X. Il ressort qu’autour de l’an 1000, une communauté humaine est suffisamment structurée pour être redevable de dîmes, et qu’en 1271, elle porte le nom qui sera le sien jusqu’au XXe siècle.

    Le premier curé connu est Guillaume Bernard, daté de 1315.

    En 1728 disparaît l’ermitage des Chataigniers[2]

Jusqu’en 1832, la limite provinciale traversait le milieu de la paroisse, la séparant en deux parties distinctes.             Au plan civil, certains dépendaient du bailliage de Domfront, d’autres du marquisat de Lassay. C'est par la loi du 30 mars 1831 qui fixe les nouvelles limites entre l'Orne et la Mayenne.

    À la suite du rapport, le choix est fait de détruire l’ancienne église et d’en construire une nouvelle. Un conflit entre le maire et le curé retarde de huit ans les travaux. Finalement en 1893, les travaux sont engagés pour se terminer en 1897-1898 avec l'inauguration de l'église Sainte-Marie-Madeleine.

Le dix neuvième jour d'octobre 1726, un samedi la nuit, il parût de tous côtés des flammes de feu en l'air ce qui fit trembler tout le monde et du côté de l'occident il paroissoit une contrée rouge comme sang et les flammes cessèrent vers minuit.  
 Dans le christianisme, la translation des reliques (en(en latin translatio) est le déplacement des restes d'un saint ou d'objets saints depuis un lieu vers un autre. Il s'agit typiquement du déplacement de reliques depuis une tombe ou un lieu de culte vers un reliquaire situé dans un monastère, une église ou une cathédrale plus prestigieuses. La translation donne lieu à une cérémonie solennelle d'autant plus fastueuse que la relique est d'une classe importante. Cette translatio participe le plus souvent à la consécration d'un lieu lors de sa dédicace, ou au processus de la canonisation d'une personne, même si cette translation n'est pas une reconnaissance en elle-même de la sacralité du lieu ou de la sainteté du personnage. Leur importance est telle que ces translations jalonnent les étapes de la christianisation.
Le vingtième jour d'octobre 1726 au dimanche, Translation des reliques des bienheureux martyrs Saints Benoist, Victorien,Colomban, Venerend, Tranquille et  Saintes Redempte et Faustine et Innocente fut faite en l'église de la paroisse de la Chapelle Moche par Maitre
      venerable et discret Jean Baptiste Douenel, curé de laditte paroisse, assisté de Maitre Jean Baptiste Dupin prêtre vicaire et de Maitre Jean Triquet, aussi vicaire. l y eut prédication par Monsieur Dutertre, curé de Loré, doyen de PAssais. La sollenité dura huit jours et il y eut une procession chaque jour Tessé l e lundy, Couterne
 Le mardy, Haleine le mercredy, Geneslay le jeudy, Saint-Denis le vendredy et Juvigny le samedy et il y eut sermon chaque joupar messieurs les curés desdits lieux et on finit la solemnité desditres reliques et reliquaire à l'issue des vêtres. Les procès verbauxtouchant la permission d'emposer lesdittes reliques à la vénération des fidèles sont refermés dans les reliquaires tant de sa sainteté que de monseigneur l'illustrissime et venerendissime évêque du Mans avec le proces verbal dudit doyen      

Cote : 3NUMECRP96/AC096_10 (BMS 1721-1730)    Vue : 110

Olivier Jeannot (olivier d jeannot@yahoo.fr

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