Orne (61) Saint-Ouen-sur-Iton |
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L’ambition,
le désir de Désiré est de créer un bourg là où il n’en existait pas. En
rase campagne, entre Verneuil-sur-Avre et l’Aigle, le maire va jouer à
Sim City avant l’heure, en vraie grandeur et le plus souvent avec ses
deniers. A
la fin de son parcours, donc, Guillemare se préoccupe de sa gloire. Il
est décoré. Il organise l’inauguration en grandes pompes du village. Il
devient doyen des maires de France, indéfectiblement réélu pendant 52
ans jusqu’à sa mort à l’âge de 84 ans. Et il a cette idée extravagante
de la colonne à sa gloire. Peut-être croyait-il aux forces de l’esprit, comme François Mitterrand. De fait, on a l’impression qu’il est toujours là. En 1836, Saint-Ouen-sur-Iton (129 habitants en 1821) absorbe Saint-Aubin-sur-Iton (192 habitants) |
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au sud-ouest La commune ainsi composée (312 habitants en 1841) absorbe à nouveau, en 1845, une partie de la commune du Buat, l'autre partie du territoire (à l'ouest de Saint-Ouen) et de ses 134 habitants étant absorbée par Saint-Michel-la-Forêt6. Saint-Ouen-sur-Iton mériterait de s’appeler Saint-Ouen-sur-Maire, mais le nom était déjà pris. Ce village de l’Orne dédié au grand saint normand (Saint-Ouen de Rouen, et merci de faire rimer es deux, ce village donc a eu un maire un peu spécial, et si la canonisation existait pour les premiers magistrats des communes, nul doute qu’il aurait été sur les rangs. Voilà longtemps que j’avais envie d’y aller car Saint-Ouen-sur-Iton est célèbre pour une |
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particularité architecturale, ses cheminées qui tire-bouchonnent. Elles font un tour, ou deux, voire trois pour les plus folles, et cela donne un côté fantaisiste et inattendu aux maisons.C’est très charmant, mais ce n’est pas ce qui surprend le plus sur la place du village. Non, ce qui cloue les visiteurs, c’est l’envahissante présence d’un maire au long cours disparu depuis un siècle, Désiré Guillemare. Il n’a pas seulement sa rue, il a sa statue, sa colonne monumentale, et bien sûr une | |||||||||||
tombe qui vaut le détour dans le cimetière municipal. Un peu imbu de lui-même, le bonhomme ? On serait tenté de le croire, et puis on se met à lire les textes interminables qui accompagnent les monuments, et l’image qu’on se fait de ce maire du 19e siècle s’affine jusqu’à devenir |
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involontairement touchante.Quand Désiré Guillemare arrive aux affaires, en 1852, Saint-Ouen compte 400 habitants répartis en plusieurs hameaux. | |||||||||||
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Acte joint, de Saint-Ouen-sur-Iton, le 21-2-1647 (12)
http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/afficheDocnum/12/N/image L'an mil six cent quarante sept le vingt et uniesme jour de février a esté baptisé une fille pour Laurent Boy et Anne Foubert et laquelle fille Laurent Boy a reconnu estre à luy pour avoir eu copulation charnelle avec ladite Foubert bien qu'ils ne soient point mariés ensemble et en a pris la charge tant pour l'instruction que la nourriture, ce qu'il a signé nommée Françoise Boy et Thomas Hubert et Barbe Boy Parrain et Marraine
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