Orne (61)
Lachaux

La Chaux est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 50 habitantsNote 1 (les Caldéens).

Que peut-on trouver sur une commune de 50 habitants.


On trouve à La Chaux, attaché au mariage de François Michel Ernut et Marie Blutel, le 5-2-1782 une demande de la future épouse, au juge de La Ferté-Macé, d'une autorisation de se marier nonobstant l'absence de son père.
Ladite déclare que son père est âge de 60 ans et s'est absenté il y a vingt ans pour entreprendre le voyage de saint Jacques en Galice, d'où il vit.
http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/378610/
1057:357935:371574:378610/900/1600

De Xavier Guyot image 85



Monsieur Le Baudy juge civil


Et criminel de la Baronnie Roy (…………….)


Gatinais


Supplie humblement Marie Blutel de la paroisse de Saint-Georges


D’Ambecq (……… ……… …………) en celle dagenais ?


Agée de vingt cinq ans fille de Pierre Blutel et défunye Marie Madeleine

Heudelois


Et a l’honneur de voir a remonterer qu’estant


Sous le point de se marier et ayant déjà contracté


Mariage avec François Enault de la paroisqse de Lachazux


(……….) que dson père étant âgé de soixante


Ans a du s’absenter il y a vingt ans


Pour entreprendre le long voyage


De Saint-Jacques en Galicie d’où il n’est pas revenu


Pélerinage de saint-Jacques sans retour
Ajout de Michel Meriel  et de xavier Guyot du (45)
Indépendamment des pèlerinages, la fréquentation des registres nous apprend que les gens voyageaient beaucoup. On rencontre souvent des personnes qui tombent malades loin de chez eux et qui, avant de mourir, indiquent les raisons de leur voyage et leur paroisse d'origine. Il arrive que le curé de la paroisse écrive au curé de ladite paroisse (à dire vrai, je n'ai rencontré qu'une fois la retranscription du décès lointain dans le registre d'une paroisse).
Les déplacements les plus souvent rencontrés dans notre régions sont les déplacements de troupes de militaires menant leur famille avec eux, les saisonniers allant travailler dans le bassin parisien pour les moissons, également les nourrices allant chercher et ramenant des enfants de Paris.
Pour en finir avec les pèlerins, je n'ai trouvé qu'une seule fois dans un acte, l'indication qu'une personne était revenue de Saint-Jacques-de- Compostelle.
Pas certain qu'il ait alors encore été en vie. Il est probable que beaucoup partaient vers saint Jacques de Compostelle mourraient cours de route.
Effectivement, on peut penser que le pélerin est décédé sur le chemin, à l'aller ou au retour...
Les pélerins (et pas eux seulement mais tous ceux qui voyageaient) n'avaient pas forcément de "papiers d'identité" sur eux, et quand, trouvés mort sur le bord du chemin, ils n'avaient pas eu le temps de décliner leur identité, on ne les cite que comme "inconnus", pélerins ou pas, avec leur description physique (taille, âge approximatif... ) et sûrement pas leur origine géographique précise pour qu'on puisse prévenir leur famille s'ils en avaient une...
Il n'y avait pas à l'époque d'avis de recherches, de coopération policière, etc.
et même aujourd'hui, il reste des disparitions de personnes inexpliquées !
Autre possibilité moins plausible mais sait-on jamais : le pélerin, trouvant un emploi, même un foyer (?), a pu avoir une autre/"seconde vie" et ne jamais revenir

http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/
378610/
1057:357935:371574:378610/900/1600 , image 12 et 13


Dans la présente année 1764noble demoiselle Renée
Le febvre du champdugué a fait paver La nef de cette
église de la chaux par charle daverne de la paroisse de joué
du plain qui commença cet ouvrage le vingt novembre audit
an et qui Le finit le huit décembre de la même année, en ce compris
Le jour de venir icy et celuy de s'en Retourner chez luy, cette nef
contient quinze toises qui ont été posées dans seize jours par le
susdit ouvrier et son fils agé de viron seize ans, Lesquels étoient
nourris et Leurs fournissoit encore un homme pour vider la terre
et leur aider à porter et poser Leur pavé, cet ouvrier avoit trois
Livres de la toise preuve de son profit excessif
Ce pavé est venû des carrières guerin situées en Joué du plain et en
La paroisse de houssay, il coutoit à la susdite demoiselle trois sols le piez ??
/
pourquoy il en a fallut 500 quelques pieds Le Charroy luy a
couté soixante onze Livres à raison de sept Livres La Chartée
Le total de cet ouvrage a couté à la susdite demoiselle
1° en pavé parmente soixante quinze Livres [somme reprise en chiffres]
2° en charoit soixante onze Livres [somme reprise en chiffres]
3° pour Le poser et en faire le joints quarante cinq Livres 
sans y comprendre La nourriture des deux ouvriers
ny La nourriture et Le payement de journée [somme reprise en chiffres]
qui fut fourny par la susdite demoiselle [somme reprise en chiffres]
total 191 [livres]
accueil
retour Orne
page précédente page 64 page suivante