Orne (61) Le Cercueil |
La
chouannerie trouve sa source dans le soulèvement le jour de la levée en
masse et du tirage au sort du 15 août 1792. Rien n'avait été prémédité
ni commandité. Sur l'ensemble du territoire mayennais, à la lisière de
la Bretagne17, ce fut un concert de protestations populaires, à l'instar
du cri de colère poussé par Cottereau dans l'église de
Saint-Ouën-des-Toits18, où 19 il ameute les paysans lors d’une tentative
d’enrôlement de volontaires, bouscule les gendarmes et constitue une
bande20. Le soir du 26 septembre, des gardes nationaux de la Baconnière et d'Andouillé tombent dans une embuscade tendue par Jean Cottereau. |
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Depuis cet épisode, les insurgés sont des
Chouans ; leurs combats avec les escortes, avec les postes républicains, avec les gardes nationaux
d'Andouillé, de la Baconnière, avec les forgerons de Port-Brillet se
renouvellent par intervalles. Entre-temps, Jean Cottereau part se cacher
en Bretagne, près de Saint-M'Hervé, pour établir la liaison avec les
émigrés et s'aboucher avec les autres chefs reconnus. Jean Chouan, de son vrai nom Jean Cottereau (30 octobre 17571 à Saint-Berthevin - 18 juillet 1794 à Olivet) est avec ses frères Pierre, François et René Cottereau, un des chefs de l'insurrection contre-révolutionnaire et royaliste qui s'est développée en Mayenne en 1792 et 1793. Son surnom « Jean Chouan » est à mettre en relation avec son rôle dans la Chouannerie du Bas-Maine. Il était aussi surnommé « le gars mentoux » (le gars menteur en patois mayennais). En 1780, âgé de 23 ans, Jean Cottereau est poursuivi pour avoir d’abord rossé un nommé Marchais qu’il soupçonnait de l’avoir vendu aux gabelous, puis pour avoir, avec son ami Jean Croissant, tué à coups de ferte un agent de la gabelle, Olivier Jagu, dans une auberge de Saint-Germain-le-Fouilloux. Condamné à mort par contumace, son exécution en effigie a lieu en même temps que celle de Jean Croissant le 26 juillet 1781. Il disparaît à cette époque, peut-être engagé au régiment de Turenne en garnison à Lille sous un faux nom. Il n'était pas resté dans le pays. D'autres sources indiquent que sa mère alla demander sa grâce au roi . En tout état de cause, la procédure engagée contre lui en 1780 est reprise en 1785. Il y a toute apparence, si l'on rapproche les souvenirs de René, frère seul survivant de la famille, de cette absence prolongée, que le contrebandier s'était enrôlé dans quelque garnison lointaine. Jean Cottereau est arrêté le 18 mai 1785 aux Mesliers, au Bourgneuf-la-Forêt. Interrogé, il nie toute participation au meurtre du gabelou. Il paraît devant le juge criminel, nie comme avait nié Jean Croissant, mais plus heureux que lui, n'est pas chargé par les témoins dont certains sont morts, d'autres indécis, d'autres excusés. Le procureur René Enjubault de la Roche ne peut donc requérir, le 9 septembre 1785, qu'un plus ample informé qui fait maintenir le prévenu un an en prison. Libéré le 9 septembre 1786, il est transféré aussitôt au dépôt de mendicité de Rennes, par lettre de cachet en date du 2 août 1786, sur l'avis de l'intendant de Tours, et il y séjourne 3 ans. À sa sortie, il s'engage comme domestique chez Marie Le Bourdais, fille de notaire et veuve d'Alexis Ollivier, une cousine demeurant à la Besnerie, paroisse d'Olivet. Son fils, l'abbé Alexis Ollivier, protecteur de Jean Chouan, était propriétaire de plusieurs métairies sur Olivet et le Genest. |
Cercueil Le Cercueil est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 139 |
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habitants • Église Notre-Dame-de-la-Visitation (XIXe siècle). • Menhir de La Tremblaie. • Manoir du Vieux logis http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/378563/1057:357901:371541:378563/900/1600 |
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Attendu que le garçon qui a été trouvé le jour *d’hier noyé dans la paroisse du Cercueil Tomboit du mal Caduc et qu’il y a toutes Apparences que cet accident ne luy est arrive Qu’a cause de cette maladie suivant que nous La déclaré par sa lettre le Sr Pollard curé De lad paroisse nous avons du consentement Du procureur du Roy permis audit sieur Curfé De luy donner la sepulture ordinaire donne par nous conseiller du roy au baillage Et siege presidial d’Alençon ce premier janvier Mil sept cent quarante huit |
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Le lundi premier jour de janvier mil sept cent quarante huit le corps De Pierre Louis Bazeille trouvé mort dans cette paroisse le jour Precedent agé d’environ vingt ans a été inhumé dans le cime Tiere de cette paroisse par nous curé soussigné vu la permission, Qui nous en a été envoyé par messieurs les officiers de justice D’Alençon en datte dud premier janvier signé Maverlot E Rouillé des Logis ladite ihnumation faite en présence de Jerosme Cornard et François Pollard temoins signés |
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Lettre au
lieutenant criminel Monsieur Un garçon de ma paroisse agé de vingt ans vient d’être trouvé Noyé et ne pouvant inhumé son corps que par ……….. …………. du consentement j’ai rec……. avons pris cela ……….. Homme tomboit fort souvent du mal caduc et il y a jusques Sans cela il se serait aisemment retiré de l’eau ou il a peri J’attends votre réponse et j’ay l’honneur d’etre avec bien du respect votre très humble et très obeissant serviteur |
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Dans le registre du Cercueil un objet (une
patene) retrouvée sous une souche d’arbre http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/378573/1057:357901:371541:378573/900/1600 image 70 |
Le samedi
vingt sept mars mil sept cent soixante deux a été déposée au trésor de
cette eglise une patène trouvée par Guillaume Lecoq cloutiers quelques jours auparavant sous une vieille souche d'arbre qu'il voulait arraccher dans le battu S'il se présente quelqu'un quui le réclame au nom de quelque église ou de quelque particulier elle doit lui etre remise sous son récépissé pourvu qu'il ait donné au paravant des preuves certaines de propriété sans quoi elle estera à l'usage de cette église de Cercueil |
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http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/378572/1057:357901:371541:378572/900/1600
image 13 Différent entre le curé du Cercueil et une paroissienne,laquelle a élagué un frêne dans la haie séparant sa propriété de la cure. Chacun prétendant que la haie lui appartient, en s'appuyant pour justifier ces prétentions sur des témoignages de paroissiens. Le différent est provisoirement conclu par un coup de force du curé. On ne sait pas si la veuve a poursuivi le curé en justice. |
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Je jeudi cinquieme jour d’avril mil sept cent soixante quatre Maddame Dubourg tutrice de ses deux fils alores encore mineurs a fait pro….. un Frene dans la haye de la cure du Cercueil entre sa filace et le pré De ladite cure au desssous du jardin prétendant que ladite haye etoit A elle fondée sur ce que le nommé julien Cheuny voiturier lui disoit il Il avoit vu un locataire de la maison joignant ladite filace nommé S Martin Marechal y prendre du bois. Je n’ai rien répondu aux discours faux, injurieux et scandaleux que profera alors Ladite dame Dubourg contre moi me ra……… sur la justice de ma profession De ladite haye car en mil sept cent trente neuf premiere année de ma Jouissance de ladite cure je m’informais exactement aux plus anciens de la paroisse quels étaient les droits et possessions du benefice cure ou pension et tous sans exeption M’assurent que Ch Vincent et Ch doucet avoient jouis paisiblement et publiquement De ladite haye et plusieurs ajoutèrent qu’ils l’avaient eux-mêmes Taillée plusieurs fois pour mes prédécesseurs. Mais parceque cette entreprise de la dame Dubourg toute injuste et toute ……. Re Gulière qu’elle est puisqu’elle avoit du obtenir des lettres pour faire er revoir Sa prétendu possession cequelle n’a ni fait ni voulu faire se persuadant Ou que la crainte me feraoit abandonner la haye ou que ses artifices elle M’embarasserait et me la ………….. parce que dis-je cette entreprise m’obligerait Ou a lui faire un proces ou a detruire ceste injuste possession commencée J’ai cru pour le bien de la paix devoir prendre ce dernier parti. C’est pourquoi le vendredi onze jour de janvier mil sept cent soixante cinq J’ai fait abattre par le pied ledit frenee et leur ai fait tailler la haye d’un bout à l’autre A commencder en bas ou etoit ledit frene jusqu’à la muraille de l’autre pré De la cure sur le chemin par derreiere le four de la maison appartenant a lad dame Ou a ses enfants et m’ont étéé temoins Thomas Provost, Jean Bouley fils d’Edmond Françoise Royes femme de François >Billiere, Charlote Barbey femme de Charles Manoyu et Autre tout ce que dessus attesté veritable par moi curé du Cercueil ce quatorze Janvier mil sept cent soixante cin |
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Mention dans le registre de la paroisse de l'incursion des chouans dans la commune le 19 floréal an III http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/378569/1057:357901:371541:378569/900/1600 vue 91. |
Le dixneuvieme jour de floreal de l’an 3 les chouans ou Les brigands du fort de la révolution au nombre d’environ 50 Tres armés se porterent pour la premiere fois la nuit du 18 au 19 dans la commune du Cercueil où ils brulerent en plein jour Le greffe de la municipalite, les papiers de la fabrique furent Brulés les présents registres et les tistres des brieves enveloppés D’une face furent jetés dans les flammes, le nommé Charles Barbier qui Passait par hasard leurs observant que les papiers qui le sac contenait Etaient de la plus grande utilité ils retirerent le sac qui fut Seul endommagé portent les papiers chez Marin Cornard qui Remis les ……………….. …… ……… …… …….. …………………… ……… …………. …… ….. ils remit les préseents Registres entres les mains de la femme de Jean Neveu qui les garda 16 ans sans savoir ce que c’était le 9 juin 1811 Jacques François Lefrou, maire alors faisant des recherches des tistres , des bou………….. De la monnerie ladite femme Neveu lui dit nous avons……………… Vous les donnera si vous voulmez il se trouv at que s’était les Présents registres que l’on a cru de bonne foi pendant 16 ans qu’ils avaient été brulés Signé Lefrou maire |
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