Orne (61)

Radon

La commune est en campagne d'Alençon. Couvrant 1 981 hectares, le territoire de Radon est le plus étendu du canton d'Alençon-3. Son bourg est à 9,5 km au nord d'Alençon et à 15 km au sud de SéesL
L'histoire de Radon s'inscrit dans une histoire qui dépasse le cadre communal. en effet, la prospection archéologique a permis de relever des indices d'occupation datant du Paléolitique moyen, montrant que cette contrée située en contrebas de la forêt d'Écouves est un point d'ancrage ancien. Radon.
On a trouvé à Avoise, en 1894, près du ruisseau du Londeau, sept haches avec quelques grattoirs et couteau datant du Néolithique. Deux haches sont en diabase, deux en silex jaune, une en silex bleuâtre et deux en schiste noir ; pour les grattoirs, deux sont en silex blond et le troisième en arkose.
D'autres indices d'occupation couvrent les périodes du néolithique, de l'époque antique et du haut Moyen Âge. Mais c'est surtout à partir du Xe-XIe siècle que Radon se développe avec la bi-polarité église (dédiée à saint-Martin) et château d'Avoise.Entre la paroisse de Radon et la seigneurie d'Avoise, le cadre des hommes
est fixé pour presque un millénaire. La population passe d'un maximum de cent personnes à la fin du Moyen Âge à près de 500 à la fin du XVIIIe siècle. Au XIXe siècle, la population de la commune, dont l'activité principale repose sur l'agriculture continue de progresser. La ferme-usine d'Avoise marque le paysage. Comme beaucoup de communes rurales, la population va diminuer sensiblement au milieu du XXe siècle avant de pointer vers les 1000 en 1999, marquée par une péri-urbanisation liée à la présence de la ville d'Alençon à moins de 10 kilomètres. L'activité humaine autrefois dans l'agriculture et l'artisanat est remplacé par des emplois surtout dans le tertiaire, essentiellement situés sur le bassin d'Alençon.
Si l’époque gauloise n’a pas laissé de traces, la présence gallo-romaine a été repérée, sous la forme de petits sites, de chaque côté de l’ancienne voie antique présumée, située entre les communes déléguées de Forges et Radon.
e Moyen Age est marqué par l’ancienneté de l’église (attestée par la dédicace à Saint-Martin) et de la paroisse.
Le site d’Avoise est aussi très ancien puisque connu dès le XIe siècle. Pendant cinq siècles vécut à cet endroit une lignée de petite noblesse, les Avoise, avec Thibault dès 1085, relevant du comte d’Alençon puis du roi de France. Sous l’Ancien Régime, du XVIe au XVIIIe siècle, la seigneurie, légèrement plus grande que la commune actuelle, est plusieurs fois cédée à des petits nobles locaux. Le domaine est éparpillé à la Révolution, puis petit à
petit reconstitué quand l’achète Mr J. C. Houel, un industriel parisien. Vers 1856, il rase l’ancien manoir et fait édifier un grand centre agricole, pour produire de l’alcool de betteraves à grande échelle. Le domaine passe en quelques années de 232 ha à 369 ha et emploie plusieurs dizaines d’ouvriers. Malheureusement, dès 1870, le prix de l’alcool s’effondre et le domaine devient alors une grande exploitation agricole active jusqu’au milieu du XXe siècle.
Les écoles, pour les garçons et pour les filles, datant des années 1870/80, sont regroupées pour Forges et Radon, sur l’actuel site à Radon, qui a été agrandi et celle de Vingt-Hanaps fonctionne en RPI avec Saint-Gervais du Perron.
• Église Saint-Martin rénovée (XVIIe siècle).
• Château d'Avoise (XIXe)
envoyé par Michel Meriel
http://archives.orne.fr/mdr/index.php/docnumViewer/calculHierarchieDocNum/372659/1057:358218:371843:372659/900/1600 
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Aujourd'hui samedy trente juillet 1700 a este baptisé

une fille trouvé pendue a un des bras de la
croix des noyers dans un panier nommée Marie
son parrain Michel Poricier et la marainne
*Magdeleine Haussemaime
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