Pyrénées-Atlantiques (64)

Abitain

1727

 

 .       Le village d'Abitain s'est formé sur la rive gauche du gave d'Oloron autour de son abbaye laïque, vassale[4] de la vicomté de Béarn, dont il reste un bâtiment. Les familles de Belloc puis de Claverie ont été les abbés patrons de la paroisse. La tombe du dernier abbé laïque d'Abitain, décédé en 1785, se trouve dans l'église Saint-Pierre.
     Paul Raymond[4] note qu'en 1385, la commune comptait quinze feux et dépendait du bailliage de Sauveterre et qu’Aunès est mentionné comme un fief d’Abitain. Ce fief devient une baronnie en mars 1775, vassale de la vicomté de Béarn.
      En 1648
[4], la baronnie de Lons devient un marquisat, qui inclut Abitain, Anoye, Baleix, Castillon, Juillacq, le Leu (hameau d'Oraàs), Lion, Lons, Maspie, Oraàs, Peyrède (fief d'Oraàs), Sauvagnon et Viellepinte.
   Le village avait deux moulins: celui du Leü (qui dépendait en fait d'Oraàs), et celui de Séguabache,
aujourd'hui transformé en scierie.     En 1856, Ferdinand Carrère, héritier du dernier abbé laïque, démolit l'ancien château abbatial 

pour construire le château Carrère à Escos   L'église Saint-Pierre[18], d'origine romane, garde encore les armoiries des abbés d'Abitain (d'azur à deux étoiles d'or en chef), la sépulture du dernier abbé et un vitrail du XVIe siècle, d'origine germanique. Le cimetière abrite la tombe des curés et celle de l'abbé Joffre, capucin missionnaire au Canada qui décéda à Abitain en 1909, ainsi que la sépulture du colonel comte Pierre de Chevigné, Compagnon de la Libération

      Lors de la construction du clocher en 1926 on détruisit ce qu'il restait de l'ancienne abbaye laïque

La litre funéraire du dernier seigneur d'Abitain a été découverte lors des travaux de restauration de l'église. Elle a été matérialisée sur le mur de l'église afin d'en conserver le souvenir.

        En février 1814, le village est occupé par les troupes du général Morillo et par les Anglais, faisant face aux Français retranchés à Oraàs.
     Un bac célèbre - où il y a eu un accident dramatique en 1845 - est resté longtemps en service au lieu dit Moliède d'Athos.
     Un peu de moquerie. Le curé a perdu les huiles saintes du baptême.

transcription de l'acte

      L'an mil sept cens vint et quatre et le dix septième jour du mois de may naquit Marie de Pussarcq fille légitime de Jacques de Pussarcq et d'Ame de Ban et fut baptisé le vingt et un dudit mois dans l'église  d'oras faute d'avoir les saintes huiles dans l'église d'Abitain, parce qu'elles étaient dans l'église de Saint Martin sans les y savoir parce que Mr Pierre Dufour  vicaire qui y estoient pour lors absent pour quelques affaires qu'il avait à Pau les y avaoit laissées sans en parler aucun mot au sieur curé son oncle. Et le parrain et marraine qui l'ont présentée au baptême sont Pierre de Pussarcq et marie de Ban.
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