Orne (61) Saint Denis de Briouze |
||
On trouve à Saint-Denis-de-Briouze dans ce
fichier GAIA 9 : moteur de recherche (Images 58 & 59), une décision de l'évêque de Sées relative à une demande du curé en place de la paroisse. Mais en cherchant sur ceette commune voila ce que Jeean François Bollens à dénicher http://dozeville.free.fr/spip.php?article424 1737 Rixe meurtrière à Saint-Denis de Briouze Tour ce que j’ai trouvé sur Saint-denis sur Briouze est l’histoire ci-dessous puisée sur Google référence ci-dessus. Il y a eu un château dont reproduction, qui est maintenant un relais château mais pas d’historique sur ce dernier |
![]() |
![]() |
Les ingrédients du drame :
un jour de fête, boire un peu trop une rixe un mort Comment se résout une telle affaire ? l’intervention de la justice l’appel à la clémence royale le prix du sang |
||
Le mardy avant midy, neufième
jour de juillet, l’an mil sept cent trente sept, au lieu de la
Torrelière, parroisse de Pointel. Comme ainsy soit que Pierre Gallot de la paroisse de Briouze se fust rendu dénonciateur au sieur procureur fiscal de la haute justice de Briouze contre Nicolas, munier aux moulins1 de la Tretière, parroisse de Landigou2, Jacques Létard, fils François, meunier au moulin de Saint-Denis, François Bouquerel, laboureur d’icelle parroisse, Alexandre Marie, charpentier, de celle de Chenesec, Nicolas Lesongeur, d’icelle parroisse de Chenesec, et autres inconnus au sujet de l’homicide commis en la personne de François Gallot, son frère, milicien de ladite parroisse de Briouze, arrivé à l’assemblée tenante proche l’église de Saint-Denis le jour et feste de Saint Main3, l’un des patrons de ladite église le dimanche dix septième juin mil sept cent trente six, au sujet de quoy se seroit ensuivi sentence en ladite haute justice de Briouze, le vingt trois ensuivant portant décret de prise de corps contre lesdits accusés, lesquels ne se seroient depuis représentés ny constitués prisonniers pour se justifier. Ont ce jourd’huy, devant nous comparus Jacques Peschet, père dudit Nicolas, François Letard, père dudit Jacques, Anne Morin femme dudit François Bouquerel, lesquels auroient supplié ledit Gallot de bien vouloir se contenter d’une somme en argent pour luy tenir lieu des intérêts qui auroient pu être jugés contr’eux en sa faveur, aux fins de ne le point opposer aux lettres de pardon, abolition et rémission qu’ils espèrent pouvoir en obtenir de la bonté du Roy4, ce que ledit Gallot auroit accepté en considération de leurs amis communs qui se seroient entremis de les accommoder et de ce qu’en un pareil jour d’assemblée publique et nombreuse, il auroit pu arriver que tant ledit son frère que les dits accusés auroient pu prendre querelle après avoir bu un peu trop, ce qui auroit occassionné ledit homicide, arrivé par malheur, et non par aucun propos délibéré et particulier à l’égard desdits Letard et Bouquerel, lesquels suivant la commune renommée ne se seroient trouvés à l’action que pour partagerles combattans et empescher le désordre et cependant auroient été compris dans la plainte rendue à cet effet par ledit Pierre Gallot et sa déffunte mère pour et au nom dudit deffunt et ensuite décrétés comme dit est, pour auquel accommodement parvenir, ils luy auroient proposé de vouloir bien se contenter d’une somme de deux cent livres, ce qu’il auroit présentement devant nous accepté vu les considérations cy-dessus et par motif de conscience vu que ledit feu son frère auroit pu luy même y donner occasion. De laquelle somme de deux cent livres, il en tombe à la charge dudit jacques Peschet, celle de quatre-vingt livres, de laquelle il en a été présentement payé celle de soixante-six livres et chacun soixante livres à la charge desdits Letard et femme de Bouquerel, laquelle n’a présentement payé que celle de quarante cinq livres et a été celle de soixante livres en entier payée par ledit Letard. Et à l’égard du restant qui est celle de de vingt-neuf livres, il en a été fait billet à part et hors de notre présence, lequel étant acquité et rendu, il ne sera besoin d’autre quittance ny émargement pour, comme dit est, tenir lieu de tous les intérêts qui auraient pu estre jugés en sa faveur contre lesdits accusés au sujet dudit homicide. Au moyen de quoi iceluy Pierre Gallot s’est tenu bien payé et a présentement renoncé et renonse à jamais s’opposer directement, ny indirectement et en aucune manière que ce puisse être à l’entérinement des dites lettres de pardon, abolition ou rémission, ce qu’ls pourront faire à leur frais et dépens, sans y appeler ledit Gallot en aucune manière, ny sont susceptible desdits frais faits ou à faire, auxquels iceux accusés satisferont de leur chef, et satisferont pareillement ledit Létard et ladite femme Bouquerel à ce qui sera dû au sieur Moulin, chirurgien à Briouze, pour avoir visité et médicamenté ledit déffunt, depuis l’action jusqu’à son décez, ce qu’ils ont dit se monter à la somme de vingt une livres, et ce si bien et à tems que ledit Gallot n’en puisse être inquietté ny recherché en aucune manière que ce puisse être directement ny indirectement et sans cependant que le présent accord puisse préjudicier ledit Gallot aux interêts qui pourront être ajugés en justice contre les autres accusés absens ainsy qu’il avisera bien et délivreront lesdits Letard, Peschet et femme de Bouquerel le présent excécutoire à leur frais. Et ainsy d’accord et s’obligeans respectivement leurs biens. Présence de Jacques Bernier, sieur du pré, controlleur à Briouze et Jean Béchet, maître tailleur d’habits demeurans audit Briouze et présens en ce lieu, têmoins. |
![]() |
Images 58 & 59), une décision de l'évêque de Sées relative à une demande du curé en place de la paroisse. Je résume, Un de ses prédécesseur avait légué à la fabrique un portion de terres en échange de célébrer tous les dimanches une messe basse dans l'église de Saint-Denis pour le repos de son âme, avec un liberu sur son tombeau à la fin de chaque messe, plus d'autres certains jours de fêtes. A charge pour le trésorier de la fabrique de payer le curé pour chacune de ces prestations (60 sols). Le problème qui suscite l'intervention de l'évêque est que la terre affermée ne rapporte que 42 livres [pour mémoire, une livre = 20 sous). Ce qui fait que la somme ne suffit pas à payer les 52 messes du dimanche. Ce qui est curieux est ce que propose le curé : dire les messes en semaine au lieu du dimanche. Ce qui induit à penser que les messes de semaines étaient bine moins onéreuses que celles du dimanche. Cordialement Michel Mériel Vous aviez au moins 5 messes en semaine pour le prix d'une messe le dimanche |
![]() |
|||
accueil | |||
retour Orne | |||
page précédente | page 54 | page suivante |