Yonne (89)

Maligny

suite et fin

      À nouveau un enterrement rapide à cause de putréfaction. Blaise Roblot fils de Blaise qui demeurait à Beines et qui 

avait été transporté à l'hôpital de Maligny  pour constater le décès. 

      Le cadavre a été reconnu par la famille

          Je vous ferai grâce de tous les décès qui eurent lieu par noyade dans le Serein. Il y en eut aussi à Villy (cette rivière se situant juste entre les deux paroisses) à Lignorelles, Ligny le Chatel, etc. partout sur le cours de cette rivière aux crues fréquentes.

Voici le décès d'un Séguinot tombé dans un puits et à coté, un autre Séguinot dans le Serein mais il a une particularité que vous lirez dans l'acte

          1792 Edme Séguinot fils de Jean  demeurant à Maligny et de Marguerite Pigey (Pigé) âgé de 19 ans est tombé, par accident dans le puits ordinairement dit de "Chatillon" ou de "Chante-Prime". Ce décès a été constaté par par une ordonnance de premier juge de paix du canton de Ligny. Son père, ses frères, beaux-frères, oncles et plusieurs autres parents ont accompagné le défunt

         Pour l'acte de droite, c'est un peu spécial. Il date de 1867 et c'est une constatation de décès.      

           Jean Baptiste Séguinot âgé de 75 ans était allé voir son fils àVilly, séparé de Maligny par le Serein, comme je vous l'expliquais précédemment.  Fin janvier la nuit tombe très tôt, le vieillard à la vue affaibli, confondit la route qui menait au pont et celle, juste à coté qui menait au gué de la rivière, à cette époque en forte crue. Effrayé par le bruit de cette eau et sa fougue, il perdit l'équilibre, tomba à l'eau et malgré ses appels personne ne put lui venir en aide et le regarda s'engloutir.

           On ne le revit jamais ni on ne retrouva son corps.......

           Une seule certitude qu'il fut mort fut qu'on retrouva, cinq ou six jours plus tard, près les moulins de Seignelay, un sabot lui appartenant, reconnaissable par tous par un morceau de plaque de voiture portant le nom de Séguinot père, dont on savait qu'il s'était servi pour réparer lesdits sabots.

il a fallu que la famille attende 7 ans pour que le tribunal constate qu'il était mort.

Dernier acte, pourtant antérieur à celui ci-dessus car de 

Ce jourd'hui 24 juin 1790 

 

a été solennellement béni dans l'église

 

paroissiale de Maligny le drapeau de la garde nationale

 

dudit lieu. À la bénédiction étaient présents

 

Messieurs George Maillard colonel

 

Michel Rabé lieutenant colonel

 

Etienne Chevallier major

 

Charles Edme Alexis Cottin capitaine de la compagnie des grenadiers

 

Jacques François Rigault  capitaine de la compagnie des chasseurs

 

et autres officiers et soldats composants la garde 

 

dite "garde nationale" étaient aussi présents Messieurs de

 

l'État major des gardes nationales de Chablis et Ligny qui ont signé

 

 avec nous curé de la paroisse de Maligny aumônier de la troupe.

 

Fin momentanée, car je ne désespère pas d'en trouver d'autres, des actes insolites de cette paroisse.

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