Pénitencier d'Oyapok (973)

 

       

     Peu de temps après la découverte des côtes de la Guyane par Vicente Yanes Pinzon (Vincent Pinçon) en 1500, prit naissance la légende de l'El Dorado, pays fabuleux où l'or était en extrême abondance et où, disait-on, le dernier des Incas s'était réfugié avec tous ses trésors.

      Cette légende de l'El Dorado amena dans le courant du XVIe siècle plusieurs aventuriers sur divers points de la Guyane, mais ce n'est que de 1604 que date la première entreprise historique des Français dans ce pays. Il y eut alors des Gascons, puis des Rouennais en 1626 et en 1643, des Parisiens en 1652 et 1664.

 

      Les écarts de régime, les dissensions intestines et la juste vengeance des Indiens eurent raison de ces premiers débarqués. Colbert, en 1664, créa la Compagnie des Indes occidentales, à laquelle il concéda la possession de la Guyane comme celle de toutes les autres terres américaines qui appartenaient à la France; mais dès 1674 il retira à cette compagnie ses privilèges et administra

directement la colonie.

       Sous son impulsion, elle devint très prospère. Il introduisit à Cayennela culture de la canne, du coton et de l'indigo. Comme la colonie manquait de bras, il lui en procura par le moyen de la traite des esclaves arrachés à

l'Afriqueet en y transportant des galériens. En 1716, on commença à cultiver le café à la Guyane, et en 1730 on tenta la culture du cacao.

Un peu plus tard on fit de celle-ci un lieu d'exil pour les victimes des discordes civiles-: les prêtres insermentés et les exilés de fructidor y furent déportés. Beaucoup y moururent et les survivants ne contribuèrent pas peu à décrier la Guyane.

Jusqu'en 1853, date de l'implantation d'un pénitencier, ce fut à nouveau une succession d'occupations anglaise et portugaise sur la commune. Le pénitencier était situé à 20 Km, plus en amont de l'ancien fort Saint-Louis. L'endroit étant déclaré insalubre pour les Blancs, il fut réservé aux Noirs et finalement abandonné en 1863. Le pénitencier possédant une église, les populations des alentours y venaient pour remplir leurs obligations religieuses et beaucoup de Créoles s'y installèrent à proximité, développant ainsi le bourg de Saint-Georges.

L'activité principale de St-Georges reste l'agriculture (le couac y est renommé), et le tourisme

"nature" se développe de plus en plus avec la visite des sauts sur l'Oyapock. Le site de Saut Maripa est un des plus beaux de Guyane.
Le second Empire y relégua les condamnés
politiques  et plus tard les forçats. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, on y envoyait les condamnés arabes, africains ou asiatiques. Il y en avait un dépôt aux îles du Salut, un autre à Cayenneet un troisième à Saint-Laurent-du-Maroni où l'on accordait des concessions aux condamnés libérés. Il existait aussi un petit établissement pénitentiaire à Kourou. A la fin du XIXe siècle, les bagnes de Guyane n'accueillaient plus de déportés politiques; seulement des prisonniers de droit commun. Le dernier de ces bagnes, celui de Cayenne (à l'île du Diable), n'a plus reçu de condamnés à partir de 1937. La fermeture complète
a eu lieu en 1951.

Pour tout lire voir :

http://www.cosmovisions.com/ChronoGuyaneFrancaise.htm

    L'acte qui a attiré l'attention d'une amie et co-listière est la noyade de deux "nègres" dans cette rivière Oyapock    
 
 

     Le 16 juin 1853 quatre "nègres" transportés en Guyane partaient pour le travail en empruntant un canot en très mauvais état, dont l'avant, fendu, avait été rebouché avec de la terre.

Ils devaient traverser le fleuve pour se rendre à leurs activités.

     Arrivés au milieu du fleuve l'eau montait si haut dans le canot qu'ils décidèrent de faire demi tour mais avant d'arriver à leur rive de départ, le canot avait sombré entrainant avec lui deux des nègres, apparemment frères, Isidore et Jean Louis Montron  qui ne savaient pas nager.

     Malgré les efforts faits, tant par le pénitencier que par les habitants, on ne pu les sauver et on ne retrouva jamais les corps.

     Les trois premières pages sont de la pure paperasserie, concernant cet accident qui n'avait pas encore eu lieu et où les officiers durent se retrancher derrière un acte non pas similaire car ce fut un accident à terre , un grand grand éboulis qui enterra moult transportés qui ne purent être retrouvés et c'est sur cet accident et les lois qui en ont découlé qu'ils ont pu dresser kle procès verbal de cet accident.

 
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