Saône-et-Loire (71) Saint Léger les Paray la mort d'un homme fort |
|||||||||||||||
Ce qui suit m'a été transmis par Monsieur André Fournerat : Je vous donne juste la référence de l'acte et sa transcription. Celle-ci est l'œuvre d'une cousine, qui est d'accord pour sa publication. J'ai relu toute cette transcription, qui est extraite d'un livret de 102 pages consacrées à… la mort. St Léger les Paray (Saône-et-Loire) 24-06-1666 Mais tout d'abord un petit résumé concernant cette commune et puisé sur divers sites la représantant. |
|||||||||||||||
La commune compte 610 habitants, appelés les Lesdégariens. Elle n'en comptait que 561 en 1982, et 221 en 1975 ! Elle a une superficie de 1 337 ha, Noms successifs de la commune : Sanctus Leodegarius dès le XIe siècle Santo Lesdegaris Prope Paredum en 1404 Saint-Léger en Charollais en 1655 Bon Léger sous la Révolution Saint-Léger proche Paray Saint-Léger lez Paray |
![]() |
![]() |
|||||||||||||
Le 5 décembre 1852, à l'occasion de l'avènement au trône de Napoléon III, le nouvel empereur exprime le voeu qu'au lieu de célébrer les fêtes publiques, il soit célébré des actes de bienfaisance. Le maire a commandé pour cette occasion 55 kg de pain de 1re qualité et 60 litres de vin pour distribuer aux pauvres de la commune. Les gens l'accueillent au cri de : "Vive Napoléon III, vive l'Empereur !" Saint-Léger lez Paray compte alors 399 habitants (recensement de 1851). Nous voyons sur le tympan de l'église des inscriptions gravées en latin, et dans le clocher d'autres sont fondues dans la masse des cloches.. En voici la traduction : Sur le tympan, nous pouvons lire : "Cette maison de Dieu a été rendue au Christ par le prêtre NECTOUX dans l'année 1811. Elle a été agrandie alors que régnait le Pontife Pie IX (1846-1878 ). Elle a été décorée sous Léon XIII (1878-1904)." Sur la petite cloche de Saint Léger, placée au clocher de Vigny le 20 mai 1812, nous pouvons lire : "Je dois mon existence à Monsieur Claude NECTOUX, de Champ Jacob, prêtre, curé de Vigny. Je chante les naissances, j'appelle les vivants, je pleure les morts." Sur la grosse cloche qui est plus récente : "Le soir et le matin et à midi, je raconterai et j'annoncerai la parole de Dieu et il exaucera ma voix. L'an 1875. Je dois mon existence à M. Adolphe VIAL d'ALAIS, curé-archiprêtre de Paray le Monial et aux habitants de Vigny les Paray et de Saint Léger les Paray." L'Abbé NECTOUX dont il est question a marqué son passage à Vigny en y faisant revivre la paroisse. Né à Autun en 1761, il fut ordonné prêtre en 1786 et comme ses parents possédaient une petite seigneurie à Vigny, d'où le titre de "NECTOUX de CHAMP JACOB". Pendant les années troubles du Directoire, refusant de se soumettre et ne pouvant exercer son ministère publiquement, il se fit marchand forain en se faisant appeler Claude Jacob. Malgré cela, il fut persécuté, et ce sont les gendarmes de Digoin qui sont venus l'arrêter. Après avoir été conduit à Mâcon, puis à Rochefort, il fut embarqué à destination de la Guyane, le 1er août 1798. Son séjour à Cayenne fut épouvantable au début de l'année 1800. Bonaparte, étant 1er consul, envoya une frégate pour rapatrier les victimes de la tyrannie, mais ce n'est que le 27 février 1801 que l'Abbé Nectoux arriva en France. Il débarqua en Bretagne, à Morlaix. De là, il repartit à pied, le 13 mars, et était de retour à Vigny le 25 mai. Ayant fait le voeu que, s'il revenait de captivité, il se consacrerait à la reconstruction de ce qui avait été profané et détruit. |
|||||||||||||||
Il entreprit en 1811 la reconstruction de l'église qui avait été en partie démolie et mit tout en oeuvre pour le rétablissement de la paroisse. L'Abbé Nectoux mourut à l'âge de 87 ans, en 1848, en laissant à la paroisse ses biens et une rente annuelle de 300 francs au profit des prêtres successifs. C'est donc après sa mort que l'agrandissement de cet édifice a été réalisé et ses désirs exaucés, Ceci est un résumé succinct.
Source : Bulletin Municipal de Saint-Léger les Paray - 1997 |
![]() |
||||||||||||||
Particularité : il n'y a plus d'église à Saint Léger les Paray ! Elle fut pillée en 1789, et détruite en 1848. Les pierres du cimetière furent employées pour construire des aqueducs Un blason a été découvert dans l'ancienne église, actuellement maison d'habitation. Les rosaces se |
![]() |
![]() |
![]() |
||||||||||||
retrouvent sur des carreaux de terre cuite provenant de la Visitation de Paray et de la maison natale de sainte Marguerite-Marie Alacoque à Hautecour. Il s'agit plus d'un écusson que d'un blason proprement dit. |
|||||||||||||||
|
![]() |
||||||||||||||
accueil | |||||||||||||||
retour P à T | |||||||||||||||
page précédente |
Page 47 |