1683 page 38 à propos de la validité d'un baptême
de J. Pierre Enault
LE troizieme jour de janvier 1683 a
esté rapportée à l’église Jeanne fille
De Mathieu Launay et de Barbe Morin sa
femme laquelle avoit esté baptisé
Cy devant le quatorziesme jour de
décembre de l’année précédente par Olivier Goü……
Dans le péril de mort et les
cér&monies du bapteme luy avoeint esté conféré par
Maitre Julien Labbé ptre le mesme jour
et an mais parce qu’on a remarqué
(Du depuis) par l’examen dudit bapteme
que le dit baptisant
Avoit en prononçant les paroles faict
seulement un signe de croix sur le front de
Cette enfant avec son doigt trempé
dans l’eau bénite ainsi qu’il a assuré
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Et que mesme une femme qui y étoit
présente avoit attesté qu’il n’avoit pas
Dit ces paroles ( ) baptisee les
docteurs de Sorbonne ayant estéé consultez sur la
Validité dud baptême par Monsieur des
Villettes Pouchart official et curé de
Domfront Ils ont vu qu’il y avaoit
beaucoup à doutert sur ce baptême et qu’il
Falloit le réiterer sous condition ce
qui a esté faict ce jourd’huy par moy soussigné
Vicaire en cette paroisse en présence
de maitre Julien Labbé prêtre et maitre
Jean Prïnelle aussi prêtre en laditte
paroisse qui ont attesté et dit ce dit acte le
Mesme jour et an que dessus. |
Je n'ai pas les
références complètes mais AD de l'Orne Lonlay |
Je vous livre
ci-dessous ce que je viens de recevoir, à nouveau, sur Lonlay
concernant la sécheresse de 1741, des décès du au pourpre 1742
et le décès d'un milicien en Lorraine |
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La sécheresse de 1741 et le
grand froid de janvier 1742
L’année dernière 1741 a été sèche et sans eau presque
Toute l’année quoy qu’il tombât encore des neiges au mois
d’avril
la gelée y perdit tous les fruits futurs dans les lieux et
villages
situés en places basses et le long de la rivière en les villages
éloués !!!!
eurent ncore quelques poires. Il y eu peu de sazazin sur tout |
les
autres …………… de gros grains fut aussi médiocre, le foin
fut clair, la chaleur quelques semaines excessive im ni eut
point
de maladie cette année (1741) que le flux de sang |
Le lundi seize avril audit
an 1742 fut inhumé au cimetière le
Corps de Guillaume Brionne de Vesquere âgé de cinquante ans
Décédé de pourpre et d’un violent mal de coté (aurait il
l’appendicite en même temps ou comme ils disaient à cette époque
: « les coliques de miséréré »
Du lundi neuf d’avril audit an a été inhumé en le cimetière Brie
Launay
De la Veguere, le troisième de sa maison, décédé du pourpre et
d’une fluxion de poitrine ou mal de côté âgé d’environ cinquante
ans
Le même jour Catherine Dutretre âgée d’environ 27 ans décédé du
même mal que les autres
Le dix avril même an Guillaume Launay fermier à la Roche Louvel
âgé de presque quarante huit ans
Trouvé beaucoup de décès cette année là comparativement aux
autres et lu aussi une relation de grosse sécheresse pour 1741
avec perte de récoltes et froid intense au mois de janvier |
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Pourpre.
Sorte de maladie maligne qui paroist au dehors par de petites
taches rouges qui viennent sur la peau. Il est malade du
pourpre. il a le pourpre. il a une grosse fiévre, & l'on craint
le pourpre. le pourpre a paru, le pourpre est rentré. Il est
mort du pourpre. il a le corps tout couvert de pourpre.
Cette fièvre se divise en deux espèces, l'une qu'on nomme fièvre
pourprée
rouge, & l'autre par une étrange manière de s'exprimer fièvre
pourprée blanche.
La fièvre pourprée rouge est celle où les boutons, tubercules,
taches sont rouges comme dans la rougeole et peu dangereuse
La fièvre pourprée blanche est celle dont les vésicules rendent
une sérosité lymphatique, dépravée, sans couleur. (ça rappelle
la varicelle)
Dans le pourpre blanc, le malade éprouve le frisson par tout le
corps, auquel succède une forte chaleur avec langueur &
débilité. Les parties précordiales sont serrées, & la poitrine
est oppressée. Le malade pousse de profonds soupirs; tourmenté
d'anxiété, d'inquiétude, d'insomnie; il sent une chaleur & une
douleur pongitive au dos, ensuite la surface du corps se couvre
de petites éminences, telles que celles qu'on aperçoit aux oyes,
avec une espèce de démangeaison inquiétante sous la peau. Au
quatrième jour, quelquefois plus tard, la peau devient
généralement rouge, & cette rougeur se rassemble en taches, au
milieu desquelles on aperçoit des pustules blanches, qui
quelquefois se touchent & se répandent sur tout le corps. Ces
pustules sont pellucides, & ne contiennent qu'une eau claire;
elles paroissent communément d'abord au col, ensuite à la
poitrine, au dos, & enfin aux bras & aux mains; (alors que pour
la varicelle cela commence par les bras) leur éruption est
accompagnée d'une fièvre aiguë; mais lorsqu'elle est faite, les
symptômes qui étoient auparavant violens, surtout l'anxiété des
parties précordiales, la cardialgie, l'inquiétude, l'oppression
de poitrine & la difficulté de respirer diminuent
considérablement. Le pouls qui étoit auparavant dur & prompt,
devient mol, libre & lent; l'esprit n'est plus abattu, la
sécheresse de la peau cesse, le ventre se dégage, & le malade
est surpris de se trouver si bien. Au bout de quatre ou cinq
jours, les pustules se sèchent, les places où elles étoient
paroissent écailleuses & la maladie se termine; les sueurs
ordinairement fétides dans cette maladie sortent en abondance
après l'éruption. Et le malade mourait la majeure partie du
temps. |
Décès d'un
milicien de ceette paroisse décédé à Metz en Lorraine |
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A été inhumé au cimetière
de l’hôpital de Metz en Lorraine
Thomas Bizet, milicien de cette paroisse, le trente du mois
dernier
Suivant l’attestation de l’aumonier en date du second jour
d’avril
Année présente 1742 signée dudit aumonioer et de Petit,
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sergent major
Au bataillon d’Alençon adressée au sieur curé et par luy remise
Au frère ainé dudit Bizet |
Qu-est-ce qu’un
milicien sous l’ancien régime, comment, par qui et pourquoi
était il recruté
La milice provinciale est une forme de conscription qui a existé
en France de 1688 à 1791, année officielle de son abolition par
l'Assemblée nationale.
Sa levée avait pour but initial de compléter le recrutement
habituel des armées royales avec des sujets obligés de servir.
Si le gouvernement a souhaité que le tirage au sort désigne les
miliciens, il est souvent arrivé qu'officiellement des corps de
métier puissent fournir des volontaires dont ils achetaient le
service ou que, dans les villages, le hasard ne fût pas seul à
désigner le milicien.
En 1688, au commencement de la guerre de la Ligue d'Augsbourg,
le secrétaire d'État à la Guerre, le marquis de Louvois, initie
une levée de miliciens provinciaux afin de seconder les troupes
réglées dans les places de garnison, voire au combat. Ces
milices sont renvoyées chez elles en 1697 après la paix de
Ryswick.
La milice provinciale est recréée de 1701 à 1714 pour servir
pendant la guerre de Succession d'Espagne, et à nouveau en 1719
pendant la courte expédition d'Espagne.
L'ordonnance royale du 25 février 1726 préparée par le marquis
de Breteuil fait de la milice provinciale une troupe permanente
dont l'objectif est d'« avoir toujours sur pied dans l'intérieur
du royaume un corps de milice qui, s'exerçant pendant la paix au
maniement des armes, sans déranger les travaux qu'exige
l'agriculture, ni sortir des provinces, pût être prêt à marcher
sur les frontières pour en augmenter les forces dans les besoins
les plus pressants de l'État. » C'est sous cette forme qu'elles
servirent pendant les guerres de Succession de Pologne
(1733-1738), de Succession d'Autriche (1741-1748) et de Sept Ans
(1756-1763).
Deux moyens ont existé pour tirer au sort :
avant l'ordonnance de 1765, on inscrit le nom de chaque
miliciable bon pour le service sur un papier. On tire autant de
noms que de miliciens à fournir par la communauté ;
à partir de 1765, le chapeau contient autant de billets que de
miliciables : tous sont blancs, sauf un ou quelques-uns portant
le mot « milicien » selon le nombre de miliciens à obtenir. Ceux
qui tirent le « billet noir » doivent servir pour la milice.
Le milicien doit ensuite se présenter à toutes les convocations.
En temps de paix, il doit venir s'entraîner quelques semaines
par an dans un camp royal au maniement des armes et à la marche
militaire. En temps de guerre, il sert pour alléger le labeur
des troupes réglées : principalement la garde des places-fortes
annoncent les ordonnances royales. Mais les miliciens se sont
retrouvés au combat pour compléter des bataillons décimés par la
guerre. Certains miliciens ont ainsi pu devenir « officier de
fortune », c'est-à-dire promu lieutenant ou capitaine de troupes
réglées pour suppléer à des officiers morts ou promus en temps
de guerre.
D'après les sources évoquant la milice provinciale, elle semble
avoir été très impopulaire, le peuple ne comprenant pas :
pourquoi le roi avait besoin du peuple en temps de paix ?
pourquoi on désignait les miliciens au sort alors que les
paroisses étaient prêtes à acheter des volontaires ? |
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